Attention : ce dossier de veille stratégique est disponible en ligne parce qu'il date déjà de trois ans. L'analyse proposée rappelle les lignes de forces qui agissent sur le secteur. C'est aussi une façon de montrer la pertinence ou non des analyses d'Eurotechnopolis Institut en regard des évolutions les plus récentes. Nous vous laissons juges.


I.WEB-TV : D'ABORD UN SELF-MEDIAS
II.WEB.TV : UN OUTIL IDEAL POUR L'EVENEMENTIEL
III.WEBCAST POUR PROMOUVOIR SON ENTREPRISE ET SES PRODUCTIONS
IV.LA WEBTV FACILITE LA CONSTITUTION DE « COMMUNAUTES D'EMOTIONS »
V.LES INFRASTRUCTURES HAUT DEBITS SE METTENT EN PLACE
VI.LES DEVELOPPEMENTS MULTICANAL, MULTIMEDIA VONT DOPER LES PARTENARIATS
VII.DES DIFFICULTES DE POSITIONNEMENT MAIS AUSSI DES OPPORTUNITES NOUVELLES POUR LES ACTEURS
VIII.  L'EXPLOSION DES RADIOS ON LINE : ON CREE SA RADIO A LA DEMANDE
IX.LES POUVOIRS PUBLICS EN EMBUSCADE
X.ANNEXES

« C'est comme à la télé ! » remplace le déjà célèbre « c'est comme au cinéma ! ». Ce sont des analogies parfois trompeuses. Déjà les premières voitures fabriquées ressemblaient aux diligences, tout comme les premières émissions de télévision s'accrochaient encore aux représentations théâtrales de nos grands parents. Le WebTV à venir ne ressemblera pas à la TV parce cela n'est pas de la Télé ! Ce n'est pas non plus de l'Internet qui n'est qu'un mode de transmission normalisé entre réseaux.
Ni Web, ni TV, WebTV est d'abord un outil et un média d'entreprises.
Entreprises qui seront de plus en plus nombreuses à l'utiliser voire à produire elles-mêmes leurs propres émissions de communication et de promotion. C'est d'ailleurs pourquoi elles sont le plus en pointe pour utiliser les ressources de plates-formes multimédia spécialisées. Plates-formes qui, de leurs cotés, vont multiplier les applications de « self-médias » alors que leurs clients vont incorporer de plus en plus de clips TV ou d'émissions radio dans leurs sites ou dans leurs envois de dossiers devenus eux même multimédias. Ce qui explique le succès des applications de la radio et la musique qui s'installent sur le net, et pas toujours dans le prolongement des métiers naturels de la TV et de la radio. De nouveaux acteurs entrent sur le marché du multimédia sur la toile. Chacun cherche le meilleur modèle économique et le positionnement le plus stable.

Dans les pages suivantes, à partir d'un ensemble de relevé de la presse spécialisée nous allons illustrer quelques uns des enjeux les plus significatifs. Dont le premier est de transformer fondamentalement le métier du directeur de la communication des entreprises en producteur multimédia.

WebTV-WebRadio: Internet permet de réaliser sa TV ou sa radio sur mesure et à bon marché
Le développement d'Internet inclut de plus en plus des applications de WebTV ou de radio thématiques vers des publics très ciblés. Cette tendance suit et complète le phénomène de restructuration des marchés dû à la Netéconomie en "Communautés virtuelles" ou communautés d'intérêts. Les opérateurs utiliseront Internet associé à des boucles locales pour investir dans des créneaux très spécifiques. La couverture des clientèles, faut-il le rappeler, ne s'établit plus selon la "géographie" mais selon la "communauté clients". Les progrès de la compression d'une part et de la disponibilité de la bande passante dans les deux à trois ans vont doper la croissance des applications multimédias et notamment de la WebTVdans l'espace européen.

La France bien placée.
Début d'année 2000, Jupiter Communications analyse l'eCommerce européen. Rattrapant son retard sur le modèle américain, il représente un énorme potentiel économique : en 2003, le commerce en ligne devrait générer 19Md$ de CA en Europe, contre seulement 3,4Md$ en 2000. Dans ce contexte florissant, la France devrait rattraper progressivement son retard sur le pays de l'oncle Sam, même si celui-ci est important. L'Hexagone passe en effet tout juste le cap des 10% des foyers connectés au Web, et ce quatre ans après les États-Unis. Néanmoins, la France dispose d'un atout qui pourrait faire la différence : la forte pénétration de la télévision numérique dans ses chaumières. Avec 8,1 millions de foyers connectés à ce média en 2003, la France pourrait bien être le paradis des « walled garden », portails d'accès au Web développés par les broadcasters, particulièrement propices au développement de l'eCommerce. Selon une étude datant d'octobre 1999 réalisée par le bureau anglais Vision Consultancy Group, le marché de la vidéo en ligne devrait connaître un développement extrêmement rapide. Les revenus issus du streaming vidéo en Europe devraient ainsi passer de 63ME en 2000 à 12MdE en 2004. En outre, l'étude montre que le nombre d'utilisateurs de ce type de contenu devrait passer de 2,3 millions en 1999 à 57,3 millions en 2004.
I - WEB-TV : D'ABORD UN SELF-MEDIAS
Le web-TV ne sera pas n'ont plus un simple substitut dégradé de la télévision. Canal multimédia « chaud », il va servir d'outil pour promouvoir des idées, des marques, des produits et services nouveaux mais surtout il va devenir l'instrument qui fait entrer le client dans le modèle économique de l'entreprise. La capacité à faciliter cette « auto-production » dans l'acte du travail ou des activités ludiques sera très attendus des clients des systèmes de communication en communautés. Déjà toute une offre se structure pour permettre aux internautes d'héberger leurs productions. Après les radios et la TV à la demande nous aurons les radios et les TV one-to-one.

La vidéo à la demande, outil idéal de la vidéo en ligne corporate ?
Pour Forrester Research, la vidéo corporate en ligne ne trouvera pas son salut via la diffusion en direct. C'est la conclusion majeure de « Corporate video on-demands debuts», une étude qui souligne les nombreux obstacles à ce mode de communication : bande passante trop mince, coût de déploiement important, adaptation difficile des ressources humaines à ce nouvel outil de travail. Pourtant, les décideurs semblent convaincus des attraits de la vidéo en ligne corporate : 74% des responsables consultés par Forrester désignent cette technologie comme un outil de communication interne important. Afin de capitaliser sur cette tendance, le cabinet d'étude préconise donc l'utilisation de la vidéo à la demande. Coût d'entrée limité et souplesse d'utilisation sont à la base de cette recommandation. Toutefois, les entreprises grandes consommatrices de vidéo en ligne auront à développer leurs propres services dédiés. Pour les autres sociétés, les prestataires seront incontournables. NPTV, Perfect Technologies et Streampower peuvent se frotter les mains.

Le self média, Teleweb et l'Internaute : nouveau tryptique du PAF
Teleweb est un nouveau site Internet, permettant la création et la gestion gratuite de web-télévisions et web-radios en accès libre. Ce service s'adresse aux particuliers ou aux professionnels qui souhaitent profiter du Web pour mettre en ligne différents contenus en rencontrant le moins de problèmes techniques possibles. Extrêmement ludique, ce site permet donc de créer en quelques minutes son propre média et d'ajouter des programmes dans les formats audiovisuels existants sur le Web (Realvideo, MP3, Quicktime, etc.). L'Internaute dispose de son hébergement personnel pour le stockage, et garde ainsi une liberté totale de mouvement, tout en conservant le contrôle et le gain de ses droits de gérance sur son contenu. Les contenus sont référencés immédiatement dans un moteur de recherche utilisant des critères précis comme l'auteur, la date de création, la thématique, les statistiques ou encore la description d'un programme. Après son inscription sur Teleweb.org, l'Internaute dispose donc d'une adresse et d'une page personnelle qu'il peut insérer sur son site personnel ou professionnel. « Nous développons ainsi le concept du self-média, explique David Guez, fondateur et instigateur du projet, où chacun est en mesure d'inventer son propre média grâce aux nouvelles technologies d'aujourd'hui, sans problèmes de coûts de matériel ou de logiciels. La chaîne classique du secteur audiovisuel est ainsi court-circuitée au niveau des intermédiaires. Nous travaillons autour du triptyque producteur-diffuseur-spectateur. Cette création nous permet aussi de privilégier l'aspect communautaire du Web. » Plus de 100 TV ont été créés depuis sa récente ouverture, sans qu'aucune communication particulière n'ait été faite autour de ce lancement. Depuis 2 ans, David Guez a déjà mis en place différentes solutions audiovisuelles indépendantes en libre accès sur Internet, dont Tv-art.net, une WebTV thématique consacrée à l'art contemporain. Édité par une SARL éponyme au capital de 50000 F détenue par David Guez et deux autres personnes privées, le site devrait compter plus de 300 programmes à la fin de l'année.

Des chaînes TV automatiques à la demande : les premières plates-formes selfmédias
Faire sa propre télévision sur Internet est contraignant. Il faut trouver non seulement les moyens financiers indispensables pour en produire le contenu, mais aussi les moyens techniques pour la diffuser. « Nous avons réfléchi plus d'un an pour trouver une solution pratique permettant la production et la diffusion de contenu audiovisuel, explique Jacques Perche, d.g. de VRTVStudios, un outil qui n'apportera pas une superbe qualité, mais qui aura l'avantage de réduire considérablement les coûts. Internet permet à chacun de diffuser très simplement ce qu'il a sous la main en direction d'un public mondial, et nous voulons aider les producteurs en herbe à enrichir leur contenu. » L'outil, nommé VRTV1, est pour l'instant disponible en version test sur un extranet développé pour l'occasion. Il faut s'y connecter et s'y enregistrer pour pouvoir l'utiliser. Ensuite vient la phase la production : l'utilisateur saisit un texte dans une fenêtre conçue à cet effet, et en fonction de mots clés identifiés par le système dans ce texte, le service produira automatiquement le programme, à partir d'une option de présentation également spécifiée par l'utilisateur. « En fonction des mots clés, VRTV1 produira en quelques minutes des images différentes et toujours en adéquation avec le contenu du texte », commente Jacques Perche. Aujourd'hui, l'outil ne peut produire qu'un nombre limité de types de programme (journal télévisé ou encore météo), mais l'équipe de VRTVStudios développe des modules qui permettrons de choisir plus finement le type de programme à diffuser. Après avoir produit le contenu, l'extranet le conserve sur ses serveurs en attendant qu'un Internaute désire le voir : « Le site de notre client hébergera le lien qui adressera la requête de diffusion », ajoute Jacques Perche.

Le business model est basé sur la location de l'application. « Nous avons préféré commercialiser VRTV1 en appliquant le modèle économique des ASP, confie Jacques Perche, cette solution étant plus simple pour la mise à disposition, la gestion des modules complémentaires, l'utilisation mais aussi la gestion financière de l'outil. »

La commercialisation se déroulera en deux temps: d'abord auprès d'un petit nombre de clients en juin prochain, puis en masse à partir de septembre. SA créée en janvier dernier avec un capital initial de 1 MF, VRTVStudios emploie actuellement 15 personnes. Ses trois fondateurs ont bouclé un tour de table en février, pour un montant non communiqué, auprès de business angels, les fonds ainsi récoltés ayant servi au développement technologique du service. Il servira à notre implantation aux États-Unis en automne, au développement de nouveaux modules, et à la recherche sur technologie WAP. » Le directeur général pense en effet que VRTVStudios pourra diffuser ses contenus sur plate-forme WAP à la fin de l'année 2001.

La chaîne Web de Michel Field, accueillera les productions des Internautes
Le 15 mai 2000 à 16 h 30, Michel Field a fait ses grands débuts sur le Web avec le lancement de la chaîne Alatele.com éditée par sa société, Field Compagnie. La chaîne n'est pas un fournisseur de contenus pour d'autres prestataires mais édite et propose son propre contenu dans les domaines de la culture, de la vie quotidienne et des sorties nocturnes. Lors de son lancement et pour les semaines à venir, la chaîne produira 4 à 5 heures d'émissions quotidiennes avant d'élargir peu à peu sa production. Michel Field accueillera chaque jour une personnalité du monde politique ou culturel dans son « Grand Rendez-vous », présenté sous la forme d'une interview ; les musiciens se retrouveront autour d'une émission présentant des clips, des concerts, des interviews, etc. tandis que la rubrique pratique, dont le contenu n'est pas encore totalement défini, permettra aux Internautes de découvrir des informations, notamment sur les voyages, les restaurants ou encore la santé. « Nous sommes en pleine phase expérimentale, indique Frédéric Darthenay, directeur exécutif, et notre grille définitive sera finalisée à l'automne prochain. La diffusion est aujourd'hui assurée sur le Web, mais nous réfléchissons à son élargissement sur d'autres supports et canaux. Nous examinons actuellement les opportunités qui nous sont offertes. Pendant un mois, nous allons continuer à diffuser les contenus de cette manière, puis nous étudierons la manière dont le public consomme la chaîne et réagit par rapport à la programmation. » L'objectif des responsables de la chaîne étant de devenir à terme LA télévision interactive du Web reposant sur un partenariat avec les télénautes. En effet, la particularité de la chaîne repose sur sa relation avec les Internautes, puisque ces derniers pourront faire parvenir leurs propres contenus pour accroître l'offre en ligne de la chaîne. Composée actuellement d'une quarantaine de personnes, intermittents du spectacle compris, la société compte sur la publicité pour assurer la viabilité économique de la chaîne.

RéservoirNet devrait réaliser 20 MF de CA pour son premier exercice
Réservoir Prod, société de production audiovisuelle de Jean-Luc Delarue, possède une filiale dédiée au Web depuis janvier dernier. Créée officiellement au début de l'année, RéservoirNet a vu le jour après 3 ans de réflexion correspondant à la mise en place de l'équipe technique et du concept. « Nous faisons du sur mesure, indique Fabrice Orlando, d.g. adjoint. Nous traitons tous les sujets possibles, pour tous les sites. Nous estimons que le Web de demain se fera avant tout avec de la vidéo. Dans la bataille des sites qui va débuter, la différence ne se fera plus par les spots TV, mais par le contenu. L'arrivée du haut-débit confirme bien entendu cette tendance. Il convient de prendre des parts de marché aujourd'hui. » Avec l'essort annoncé de la Vidéo On Demand (VoD), Fabrice Orlando considère que les Internautes vont être de plus en plus demandeurs de programmes et de contenus spécifiques, correspondants à leurs attentes. Pour RéservoirNet, les chaînes Internet se construirons sur des principes de personnalisation, à l'intention d'une cible restreinte, en complément des grandes messes cathodiques.

RéservoirNet se concentre sur la production de contenus, ne se positionnant pas comme un diffuseur. Elle fabrique ainsi pour Caramail, depuis décembre dernier, le Caramag, un magazine vidéo dédié aux abonnés et accessible sur le site. Après avoir fait découvrir les fondateurs du service d'eMail gratuit aux membres, ce magazine doit désormais permettre aux Caramailliens de se découvrir entre eux. Pour ClicVision, RéservoirNet a mis en place un sitcom européen, baptisé In Vitro. Trois teasers ont été mis en ligne en avril et le premier épisode est en ligne depuis le 22 mai dernier. Européenne, la série sera déclinée en anglais, en allemand, en italien et en espagnol sur les futurs sites nationaux de Clicvision. RéservoirNet produit aussi pour CityVox une émission hebdomadaire baptisée « Mon Paris préféré », qui présente la vision qu'ont de Paris des acteurs ou des artistes célèbres. Ces programmes hebdomadaires sont facturés entre 45 KF et 95 KF. L'entreprise annonce 323 productions en cours, lesquelles devraient être visibles avant la fin de l'année. Profitant de la complémentarité entre le Web et la télévision, la maison de production pourra décliner ses contenus d'un média à l'autre, optimisant ainsi ses coûts. « Nous avons acquis la technologie de l'hyper-lien vidéo auprès de la société Art Vidéo, se félicite Fabrice Orlando. Grâce à cette dernière nous pouvons, à l'intérieur de l'image, cliquer sur un point et ouvrir une nouvelle fenêtre. Lors de la présentation d'un journal de 20h, l'Internaute pourra ainsi cliquer sur la cravate du présentateur pour l'acheter en ligne, ou découvrir un film amateur le représentant à 10 ans lorsqu'il a porté sa première cravate. »
II - WEB.TV : UN OUTIL IDEAL POUR L'EVENEMENTIEL
L'accompagnement de tous événements nécessitant une infrastructure légère et mobile donne à la webTv un avantage incontestable. De l'événement le plus prestigieux à la moindre réunion de direction, du séminaire interne très spécialisé au grand colloque tous peuvent se déployer partout grâce au Net, garder une trace pour être consultable à la demande, être travaillé, revu, corrigé en temps réel ou différé.

C'est aussi un système de communication économe, capable de mobiliser de multiples partenaires même très éloignés les uns des autres sans grandes difficultés.

Ziff Davis et Sun lancent le festival du film en ligne et mobilise de multiples partenaires mondiaux
En mars dernier, Sun Microsystems (Nasdaq : SUNW) et Ziff Davis (Nyse : ZD) se sont alliés pour lancer un festival du film nommé Yahoo ! Internet Life Online Film Festival, un événement organisé autour de la publication de la maison de presse américaine. Tous les participants à ce festival, des professionnels de la production audiovisuelle, ont utilisé des technologies et du matériel issus de l'industrie informatique pour concevoir les films qui y ont été présentés. Cette présentation s'est déroulée à Los Angeles les 22 et 23 mars dernier, une exhibition qui s'est achevée par une cérémonie de remise des prix. Selon Andrew Kramer, directeur du festival, « Internet devrait participer au bouleversement de l'industrie du film, dans la mesure où la technologie le permet. » « Hollywood et Internet sont entraînés dans une course convergente, ajoute Roger Ebert, éditorialiste dans le journal Yahoo !! Internet Life. Internet survivra à la confrontation entre ces deux mondes, ainsi que les prestataires d'Hollywood l'ont compris. Le festival était sponsorisé par de grandes entreprises mondiales telles que Sony, Sun Microsystems, Amazon.com, BeautyJungle.com, OnStream, BigStar.com, Yack.com, Honkworm, The New York Times, The Hollywood Reporter, Filmmaker Magazine, Sundance Channel, Yahoo ! Movies, Food.com et Skyy Vodka. Étaient présents parmi les concurrents AtomFilms, Beachblanket.com, Crushed Planet, Filmbazaar.com, Hitplay.com, IFilms, IMDb.com, Mandalay, Paradise Digital production, Pop.com, Reel.com, Shockwave, ou encore SightSound.com, qui sont tous des acteurs prédominants de la production sur Internet. 20 productions ont été récompensées lors de cette manifestation. La seconde occurrence de cette manifestation est déjà prévue pour juin 2001.

En France, le Festival international du film de l'Internet (Fifi, Internet-film.org) est une manifestation similaire, qui a lieu tous les ans et pour la seconde fois en 2000. Se déroulant au mois de mars, comme son équivalent américain, il récompense les œuvres les plus innovantes diffusées sur Internet. D'autres organismes proposent également à des producteurs et réalisateurs de films sur Internet de se rencontrer lors de manifestations similaires. IFilm vient ainsi de lancer, avec son compatriote CollegeClub.com, le Student Film Festival, destiné comme son nom l'indique aux étudiants.

ASV se tourne vers le streaming
SA au capital de 17,6 MF, ASV est, depuis le début de l'année, une filiale de Visionshare spécialisée dans la diffusion de vidéo sur le Web. Depuis la fusion de sa maison mère avec le groupe IEC en décembre dernier, ASV s'est plus particulièrement tourné vers la diffusion de contenus en ligne. Son métier de base repose toujours sur la réalisation de vidéos à l'attention des professionnels, mais son orientation vers le streaming média a récemment pris une nouvelle dimension. « Depuis sa création en 1982, ASV s'est spécialisé dans la création, l'édition et la diffusion d'images vidéo, tous supports confondus. Cette évolution vers le Web devenait naturelle, explique Alain Dechamps, responsable du développement. Notre offre s'adresse toujours aux entreprises et nous avons adapté nos moyens techniques pour diffuser des contenus vidéo sur le Web avec une qualité proche du broadcast classique. Nous sommes des prestataires techniques présents sur l'ensemble de la chaîne vidéo, de la captation à l'habillage en passant par la scénarisation, l'encodage ou l'hébergement avec des partenaires extérieurs. Enfin, nous sommes aussi capables de fournir des prestations de VOD. » La société a débuté ses prestations en ligne au début de l'année 2 000. En janvier, elle a ainsi diffusé en direct sur le site de Cyperus l'ensemble des conférences tenues à Autran, et des visio-conférences avec l'ex-ministre Catherine Trautmann. La société retransmet aussi les conférences du Comdex ou celles du Sica, et en vitesse de croisière, elle devrait mener plusieurs opérations de front par semaine. Chacun de ces projets est réalisé pour une enveloppe comprise entre 70KF et 150KF. « Nous utilisons essentiellement notre parc technique existant, et nous attendons encore pour définir nos choix stratégiques d'investissements pour faire évoluer notre matériel vers le numérique. Les lignes budgétaires dans ce domaine sont prévues, car l'évolution devient nécessaire. D'un point de vue humain, nous formons actuellement en interne l'ensemble de nos équipes à ces nouvelles technologies, et nous sommes dans une phase de transfert de compétences car nous souhaitons capitaliser sur notre connaissance de l'image et l'expérience de nos équipes pour aborder cette nouvelle activité. 3MF seront alloués cette année à ce développement vers le multimédia. »

La société propose déjà une offre spécifique corporate pour le monde de l'entreprise et les grands comptes sur le thème « Utilisez votre réseau IP pour diffuser de l'audiovisuel. » Cette offre, packagée en cinq étapes, permet à une entreprise de disposer de contenus vidéo qu'elle peut ensuite réutiliser afin de communiquer en externe ou en interne sur son intranet. La captation de l'image, la création et l'édition de programmes, le streaming et la diffusion de l'information sont là encore pris en charge par la société. « Nous adoptons une démarche prospective face à des sociétés comme CanalWeb, explique le directeur du développement, car nous nous concentrons sur la prestation technique et nous sommes complémentaires d'entreprises proposant du contenu. Nos antennes locales à Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Nice, Lyon, Marseille et Paris nous permettent en outre de servir de plate-forme locale de développement. » La société devrait s'ouvrir à l'international dès cette année et réaliser plus de 30MF de CA grâce à son activité en ligne, pour un CA prévisionnel global de 200MF en 2000.

Le streaming est une technique de diffusion en continu d'images et de sons sur l'Internet. Le multistream permet d'encoder sur le même signal plusieurs fréquences permettant au flux de reconnaître son utilisateur final et d'optimiser la réception. Le haut débit représente les fréquences de diffusion au-dessus de 100 kbps et pouvant aller jusqu'à 500 kbps. La Datar prévoit 2 Mbps pour tous en 2005. Selon le cabinet Jupiter Communication, 22% des Internautes utiliseront le haut débit en 2002.
III - WEBCAST POUR PROMOUVOIR SON ENTREPRISE ET SES PRODUCTIONS
Le multicanal n'est pas réservé à quelques grandes banques : 70% des sites les plus visités ont d'ores et déjà un contenu audiovisuel. Cette année, le webcasting devrait générer un chiffre d'affaires de 4,5 milliards de dollars. Trente millions d'internautes américains consultent déjà des sites offrant du contenu distribué en streaming, notamment sur les 700 sites Web d'informations audiovisuelles en continu. Cette déferlante gagne l'Europe et bien sur la France.

Cela veut dire que les entreprises vont devoir apprendre à gérer un nouveau canal de communication et interactif de surcroît.

Cannes miroir technologique des applications du webcast.
À l'occasion du 52ème Festival de Cannes, les acteurs du Web francophone se démènent pour proposer aux Internautes contenu audio et vidéo, reportages en direct, dialogue avec les stars, suivi de l'actualité, Netmen et autres Webcams en tous genres. L'enjeu est de taille, car la Croisette représente un formidable tremplin publicitaire pour ces différents éditeurs de services et de contenu, concurrents sur les marchés du streaming et du webcast en pleine reconfiguration. L'auteur de "Wallace & Gromit", le britanique Aardman Studio lance la mode du film ultra court en utilisant le net comme réseau de distribution. Nul doute que d'autres créateurs utiliseront ce vecteur pour se faire connaître et que les majors l'utiliseront pour promouvoir leurs production. Un mouvement qui entraînera la réalisation de productions entre publicités et informations pour les internautes en voie de faire un choix quelconque. Une sélection de ces productions ont été présentés pour la première fois à Cannes. D'ores et déjà les investisseurs soutiennent des start-up qui se lance comme www.eveo.com dans la distribution de courts métrages proposés par des amateurs en les rémunérant sur la nombre de visionnage en ligne.

Activ Web produit de la promotion en ligne
Entreprise individuelle fondée en avril 1999, Activ Web réunit trois compétences dans les domaines de la création de sites Internet et de bases de données, de la production vidéo et dans le montage de WebTV. Sa problématique consiste à répondre aux besoins des entreprises en termes de communication en ligne via l'image. Depuis sa création, la société possède comme référence les sites Koalacreation.com (fabricant de meubles), Sea-club.com (professionnels du monde marin) et le montage d'une plate-forme de télévision, le tout pour des budgets non communiqués. Activ Web souhaite développer des chaînes thématiques régionales. Sa première création, Seaworldtv.com, est dédiée au monde marin. " Nous travaillons en relation étroite avec les professionnels de la mer, qui nous font remonter les informations, et nous assurons ensuite les reportages avec nos équipes de journalistes, explique le gérant Ludovic Saurat. Nous allons lancer plusieurs nouvelles chaînes thématiques avant la fin de l'année, car nous possédons déjà la plate-forme technique, et leur animation ne nécessite pas de nouveaux investissements financiers importants. De plus, un réseau de pigistes participe à l'élaboration des contenus. "

Un autre pan de l'activité d'Activ Web concerne la réalisation de films publicitaires ou de CD-Roms promotionnels. La start-up a également développé en interne une technologie permettant à ses clients, à partir d'une recherche sur leur intranet, de réaliser automatiquement un CD-Rom, afin de l'envoyer ensuite à leurs différents interlocuteurs. Tout le process est automatisé, afin d'assurer l'autonomie technologique des clients. Pendant la fête de l'Internet, Activ Web a monté pour la ville de Grasse une opération permettant aux élus et aux associations de présenter leur activité sur le Web, grâce à la vidéo. Un plateau de trois caméras était alors épaulé de trois équipes de journalistes, sillonnant la ville pour réaliser différents reportages. Discret sur ses perspectives chiffrées, Ludovic Saurat souhaite faire appel au capital-risque pour assurer son développement. À l'image de sa voisine Dream-Up et de ses multiples consœurs, spécialisées dans la réalisation et la diffusion de programmes vidéo en ligne, Activ Web profite de l'engouement général des acteurs du Web pour la vidéo.

The Beige Network : le streaming comme outil de promotion
Les initiatives se multiplient sur le Web, où les contenus et les formats de diffusion de l'information font un usage sans cesse croissant de l'image. Beverly Hills, en Californie, vient ainsi de voir naître un nouvel acteur, le 2 mai dernier, dans le domaine de la télévision en ligne. The Beige Network est un nouveau portail recensant des contenus audio et vidéo de radios et de télévisions en ligne dans le domaine de l'entertainment. Ce nouveau site, dont les portes s'ouvriront dans les jours à venir, permettra aux fournisseurs de contenus dans ce domaine de disposer d'un espace pour développer leur production en l'épaulant d'une activité d'eCommerce. Le concept publicitaire a lui aussi été remodelé pour proposer aux annonceurs une approche différente des bandeaux classiques, tout en s'adressant de la meilleure manière possible au public du portail. 5 programmes distincts leurs permettent donc de s'adresser à des hommes et des femmes, âgés de 18 à 45 ans, s'intéressant tout particulièrement au show-bizz, à la mode et à la musique. Beige TV (beigetv.com) offre de visualiser des courts-métrages, des mini séries, des dessins animés et des séries hebdomadaires. Beige Magazine (beigemag.com) est un canal plus particulièrement concentré sur la mode, la décoration, les célébrités, la musique et la technologie. Le principal intérêt du site réside dans son moteur de recherche, Beige Search (beigesearch.com), tout particulièrement orienté vers la recherche de sites et de contenus dans le domaine du divertissement. Le quatrième canal, Beige Radio (beigeradio.com), utilise, comme son nom l'indique, la radio pour diffuser des morceaux live de DJ, ainsi que différents titres de musique électronique. La dernière rubrique, baptisée Beige World (beige world.com), rassemble la communauté des utilisateurs du site. Ces derniers pourront ainsi personnaliser leur page d'accueil sur le site, choisir leurs propres liens et animer leur propre communauté en ligne. Ce nouveau portail thématique est similaire dans son approche et sa logique à l'offre de ClicVision en France. Cette société propose en effet elle aussi du contenu uniquement audiovisuel ou radio sur des thématiques précises, accessibles grâce à une navigation relativement intuitive.

Pointe Noire véritable opérateur WebTV d'entreprise
Créée en mars 1998, Pointe Noire Production se positionne comme un véritable opérateur de TV d'entreprise, préparant ses programmes pour le Web ou pour Intranet. Détenue à 51 % par Yves Heribert et à 49 % par Guillaume Bolla, cette SARL au capital de 50 KF a ouvert une filiale baptisée Pointe Noire Webcasting en janvier 1999 afin de développer des offres et des services dédiés à l'Internet. Cette filiale, elle aussi SARL au capital de 50 KF, intègre un plateau complet de diffusion et d'enregistrement pour le Web composé notamment de 3 caméras et de matériel d'encodage, de diffusion et d'hébergement de contenus vidéo pour le Web. « Nous utilisons la puissance et le pouvoir des images pour transmettre des messages via le Web, explique Yves Heribert. Nous sommes capables de configurer des contenus pour associer de la vidéo avec des données complémentaires, comme des slides ou des infographies en temps réel. Ainsi, lors de la retransmission d'assemblées générales ou de la présentation de résultats, nous sommes en mesure de proposer aux Internautes les conditions réelles de l'événement. Nos produits vidéo s'adaptent également à la formation à distance et nous réfléchissons actuellement à la création de modules clés en main pour ce type de produit. » Déjà partenaire de Monster, avec qui l'entreprise va prendre un stand commun lors du prochain salon Narrowcast, Pointe Noire Webcast négocie actuellement avec Akamai pour accroître son offre de service. Pointe Noire Webcast possède comme référence Matignon, pour qui elle réalise les opérations de communication en ligne, Cap Gemini, qui a fait appel à ses services pour retransmettre son assemblée générale, Axa et Alcatel, qui en sont déjà à leur deuxième retransmission d'assemblées générales, et Dassault, pour qui la communication en ligne devient un argument commercial dans ses relations b-to-b. Pointe Noire a ainsi participé à la création de messages institutionnels destinés aux partenaires commerciaux de Dassault, comme la présentation des vœux du président du groupe. Absentes de Cannes par choix stratégique, Pointe Noire Production et sa filiale Pointe Noire Webcasting n'ont jamais fait appel à des capitaux extérieurs pour assurer leur croissance et se sont toujours autofinancées. « Nous sommes des fournisseurs de services sur un marché en pleine expansion. De plus en plus de sites Web vont utiliser la vidéo en ligne à des fins de communication b-to-b ou b-to-c. Nous commençons déjà à signer des contrats récurrents avec Monster et Alcatel, et de nombreux prospects testent actuellement nos produits. » Cette activité récurrente devrait permettre aux deux sociétés, composées de 5 permanents et bénéficiant d'un réseau d'une cinquantaine de pigistes, de réaliser un CA compris entre 10 et 12 MF cette année, provenant à 80 % du Web.

Renault lance Clio-mtv.com pour appuyer son nouveau modèle
Les études le prouvent : le Web n'est pas qu'un simple canal de vente directe, il permet aussi d'améliorer la phase de pré-achat. Pour des secteurs comme le textile ou l'automobile, l'Internaute préfère en effet souvent choisir un modèle en ligne et le comparer aux différents articles d'une gamme, puis se livrer à l'acte d'achat dans un magasin physique. Conscient de cette tendance, Renault a créé un site pour la commercialisation de la série limitée Clio MTV (Clio-mtv.com). Lancé pour animer la gamme lors de l'année 2000, ce nouveau modèle ne sera disponible qu'à 15 000 exemplaires en France, cherchant à séduire la cible des 24/34 ans. Profitant de l'accord avec MTV, les responsables de la marque au losange ont donc créé un site événementiel avant tout axé sur la musique. Hébergé sur le site corporate de Renault, ce mini-service fermera ses portes à la fin de l'opération. Ludique est pratique, Clio-mtv.com offre aux Internautes de créer leurs propres compositions de musique électronique version hip-hop, techno ou house, à partir de tables de mixages électroniques. Une fois la composition achevée, les visiteurs peuvent l'envoyer ensuite à leurs amis par eMail, le but étant bien entendu de développer la notoriété du système via ces envois de courrier électronique entre les Internautes (marketing viral). Une seconde partie du site est plus particulièrement consacrée au véhicule lui-même, que les Internautes peuvent découvrir sous toutes les coutures. Des informations sont également disponibles sur ses caractéristiques techniques et motorisées. « C'est l'exemple type d'une opération pour laquelle le Web est un complément exceptionnel en termes de communication, se r_ 3;jouit Philippe Valigny, chef de produit publicité chez Renault. Nous créons ainsi une micro-communauté autour du produit, en donnant aux Internautes les moyens de participer à la vie du site grâce à ces nouveaux services. Dans le même objectif, des cartes postales électroniques à nos couleurs sont aussi à leur disposition. En outre, les bandeaux que nous avons lancés sur le Web obtiennent des taux de clics bien supérieurs à la moyenne, et plus de 1 000 compositions réalisées sur Clio-mtv.com ont déjà été envoyées. C'est la première fois que nous utilisions le Web de cette manière, et devant la réussite du projet, nous allons reconduire prochainement ce type d'opération. » Réalisé en partenariat avec Publicis Networks, le projet est aussi suivi par Vincent Colas, le responsable du site Renault. La direction du constructeur ne souhaite pas communiquer sur les montants investis dans l'opération. Elle consent seulement à dire qu'1 MdF bruts vont être investis dans la publicité cette année en France, la répartition entre les différents supports n'étant pas communiquée.

IDP signe avec Canal Pro pour une offre de publicité sur le lieu de Vente
Spécialisée depuis 1992 dans la fourniture de solutions technologiques pour la télévision interactive, IDP édite des logiciels et des technologies directement compatibles avec Mediahighway et Open TV. Cette SA au capital de 25,8MF a signé avec CanalPro, la branche professionnelle de Canal Plus, en vue de proposer une offre de télévision sur lieux de vente baptisée PLTV. Cette nouvelle solution permet à une entreprise de diffuser à sa clientèle une chaîne thématique de Canalsatellite en adéquation avec son activité directement sur le lieu de vente. « Nous avons équipé les décodeurs de Canal Plus de notre solution Régieline permettant de personnaliser des contenus et des programmes, explique Patrick Laffite, pdg de l'entreprise. Le principe est simplifié au maximum pour l'utilisateur. Jet tours est par exemple venu nous voir pour équiper ses points de vente de téléviseurs diffusant la chaîne Voyages. Entièrement paramétrable, notre offre permet en outre à un client d'insérer des spots publicitaires ou des décrochages publicitaires dans le contenu diffusé pour mettre en avant un des produits qu'il propose. »

Créés et développés par Régie Line, les messages publicitaires sont envoyés par les serveurs de Canal Satellite sur chacun des postes des clients en fonction d'un planning préétabli. Pour Jet Tours, la décision de s'équiper a été prise par la direction, mais chaque agence peut gérer elle-même son programme et le planning des écrans publicitaires en fonction de ses spécificités. Loué 500F par mois sans la télévision, ce nouveau service sera commercialisé par les équipes de Canal Satellite qui s'appuieront sur la vingtaine de chaînes et les quatre grandes thématiques (musique, sport, voyages et plaisirs de vivre) du bouquet pour séduire les prospects. L'offre PLTV sera dès cette année commercialisée à l'échelle européenne, mais aucune prévision chiffrée concernant son succès commercial n'est communiquée. Dans le même esprit, le nouveau portail du groupe Lagardère, Mcity.fr, développe une offre b-to-b permettant aux enseignes de se doter d'un contenu audio en relation avec leur marque. Cela leur permet ainsi de recréer un environnement musical dans leur magasin autour d'un de leurs produits.

Bourse Direct et TVBourse produisent des émissions financières sur le Net
Depuis près d'un an, Bourse Direct SA (Sicovam : 7425) et TVBourse.net, bouquet de chaînes TV sur Internet dédié à l'univers financier, sont partenaires et s'échangent mutuellement contenus et technologies. En avril dernier, cette alliance a pris un tournant, décisif puisque les deux entreprises ont décidé de développer davantage leur collaboration. « Le partenariat avec TVBourse.net correspond à un échange mutuel de contenu, que chaque entreprise rediffuse sur son réseau », explique Pierre Henry, directeur général adjoint de Bourse Direct. Bourse Direct est donc maintenant doté de trois nouveaux contenus : les rubriques Comprendre la Bourse et Le Journal des marchés (trois points d'information par jour présentés par Jean-Pierre Gaillard, journaliste financier de France Info), ainsi que l'accès à des réunions d'analystes. Tout ceci est accessible sur le site du broker via la technologie RealMedia.

De son côté, TVBouse.net met sa technologie à la disposition de programmes audiovisuels diffusés sur Internet. Grâce à TVBourse.net, les sites Bourse Direct et Bourse Discount disposeront ainsi de l'analyse en direct des marché de la place boursière parisienne, contenus qui seront également disponibles sur Lemonde.fr ou encore Bourse-de-Paris.fr. « Cet accord, qui a été conclu il y a deux ans, a pour cadre une stratégie d'investissement qui nous voit investir dans le contenu audiovisuel sur Internet, mais également dans les supports interactifs et dans les médias traditionnels », commente Pierre Henry. Ainsi, Bourse Direct coproduit avec A7 Media, une émission, d'abord appelée Eco et quoi ? et titrée désormais Initie.com. « Elle parle de Bourse, de finance et d'économie, explique Pierre Henry. Nous fournissons le contenu de cette émission, comme des interviews de patrons de grandes entreprises cotées au Règlement mensuel et au Nouveau marché de la Bourse de Paris. » Diffusée sur Paris Première le samedi à 20 heures et le dimanche à 18 heures durant une heure, Initie.com s'accompagne d'un site Internet éponyme qui reprend entre autres le contenu de l'émission.

Bourse Direct participe également à la production d'une émission hebdomadaire sur Radio J (support consacré à la communauté juive), qui présente durant 4 minutes le mardi matin les introductions à la Bourse de Paris. « Enfin, nous avons un accord avec NetGem, avec lequel Bourse Direct distribue auprès d'un panel de prospects des NetBoxes, ajoute Pierre Henry. Grâce à cette offre, les bénéficiaires pourront se connecter à un service Bourse Direct sur télévision interactive. » Son principe devrait être le même que sur le Web. « L'audiovisuel est un formidable outil de développement, explique Pierre Henry, la télévision surtout. Si Internet dispose aujourd'hui de ses propres télévisions, demain, ce seront les télévisions elles-mêmes qui seront connectées à la Toile. Et tout le monde connaît la large différence entre le taux de pénétration de la télévision et celui de l'ordinateur. Je pense qu'à terme la télévision supplantera le PC en terme d'accès à Internet. »

Le Revenu Français se lance dans la TV Interactive
Éditeur de l'hebdomadaire boursier éponyme, le groupe de presse le Revenu français, déjà présent sur le Web et dans les services télématiques, va se tourner cette année vers la télévision en ligne et les services interactifs. Outre son propre site, le groupe alimente en intégralité la chaîne finance du portail MSN et s'apprête à lancer un portail généraliste dans ce domaine d'ici la fin de l'année. Des négociations avec différents professionnels du Web (brokers, opérateurs, etc.) sont d'ailleurs actuellement en cours pour présenter au public l'offre la plus large possible en termes d'informations et de services financiers.

« Notre puissance repose sur la qualité et le positionnement très haut de gamme de notre lectorat, explique Robert Monteux, directeur général de l'entreprise. Nos 140 000 abonnés sont en effet susceptibles de faire de l'eBusiness et sont attirés par les NTIC pour gérer leur portefeuille boursier en ligne. Nous apportons donc notre expertise éditoriale et nous souhaitons nous associer avec des professionnels de la finance pour devenir prestataires de services sur l'ensemble de la chaîne. » Conscient de l'importance des contenus vidéo et de leur valeur ajoutée en termes d'offre éditoriale, Robert Monteux a décidé de lancer son groupe dans la télévision interactive. Dès la semaine prochaine, le groupe proposera ainsi son premier débat télévisé, et le rythme des émissions devrait s'accélérer dans les mois à venir. Il a en effet décidé d'investir 50MF dans la création d'une station numérique capable d'assurer sa production télévisée et d'alimenter sa future chaîne « Éco » dédiée à la fourniture de contenus vidéo concernant ce thème pour le Web.

Le second projet du groupe concerne LuxSat-TV, une société de droit luxembourgeois dont il détient 25% du capital. Cette société créée en partenariat avec Astra, qui diffuse notamment les programmes de BSkyB, Canal Plus et toutes les chaînes du groupe Bertelsman, proposera dès septembre prochain une plate-forme numérique de gestion de programmes par satellite. Cette plate-forme permettra aux abonnés de disposer en permanence de 50 heures de programmes sur les thèmes du cinéma, de la finance ou du sport, de visionner des documentaires et des séries, de jouer en ligne ou d'acheter dans une boutique interactive. Envoyés par satellite, ces contenus seront stockés sur le disque dur de la machine et disponibles à volonté sans les contraintes habituelles résultant des grilles de programmation des chaînes traditionnelles. Les utilisateurs devront s'acquitter d'un abonnement de 90F par mois et payer 200F de location pour disposer de l'ordinateur capable de recevoir les programmes, de diffuser des DVD et des jeux de consoles, et de surfer sur le Réseau. Un tronc commun gratuit sera disponible, et certains films seront facturés entre 5 et 30F, mais s'il visionne 4 publicités, l'utilisateur pourra gagner un film gratuit. « 85 millions de foyers en Europe, dont 1,5 million en France, sont actuellement en relation avec Astra, et nous nous appuierons sur ce large panel pour faire découvrir notre offre, explique Robert Monteux. Techniquement, le produit est disponible et nous négocions dans différents pays européens pour nous associer avec des distributeurs locaux comme le Groupe Lagardère, la Lyonnaise, Canal Plus et Canal Satellite, ou les chaînes traditionnelles, afin d'en assurer la commercialisation. » Cette nouvelle offre s'inscrit sur un marché en pleine croissance, où l'Américain TiVo et le Belge EuropeOnline ont déjà posé les jalons. La diffusion de programmes interactifs à la télévision devrait en effet fortement progresser dans les années à venir.
IV - LA WEBTV FACILITE LA CONSTITUTION DE « COMMUNAUTES D'EMOTIONS »
La WebTV, média chaud servira pour construire des « communautés virtuelles d'émotions », le client sera le héros de l'histoire ou activera selon son caprice les scénarios qui aboutiront au produit final. Le cyberespace devient le cerveau droit qui donne le droit à la création, à la capacité aussi d'auto-production pour quiconque le souhaite.

Soyez la star du jour, Oxygen-Research vous propose de faire votre clip
Thomas Alsina, Antoine Vialle et Guillaume Vergnaud incarnent la netéconomie. Fraîchement diplômés de Centrale et des Mines Paris, les trois jeunes gens ont fondé Oxygen Research en septembre 1999. Cette SA à directoire et conseil de surveillance au capital de 50 KE est détenue à 67 % par ses fondateurs, à 4 % par Jean-Marie Hullot, à 16 % par l'incubateur Tocamak (ex-Defi Start-up) et à 13 % par des business angels. Oxygen Research est spécialisé dans la convergence des médias et le mixage de contenus provenant de sources multiples. Son expertise s'est d'abord développée lors de concerts, à l'occasion desquels l'entreprise a assuré la diffusion d'images sur grand écran, avant de transférer sa technologie sur le Web en septembre 1998. Aujourd'hui, les outils développés par Oxygen Research permettent de synchroniser différents flux de données (sons, images et textes) afin d'obtenir un véritable clip. « Nous attendions la mise au point d'une solution optimale pour créer la société, analyse Antoine Vialle. Tous nos produits sont gratuits et nous fournissons un player et un plug-in permettant de lire des fichiers sous de multiples formats afin de mixer les clips. Le concept repose avant tout sur la volonté du consommateur final, car nous lui donnons toute la méthodologie pour créer son propre contenu à partir des briques dont il dispose. » Les clips obtenus sont entièrement interactifs, diffusés en plein écran et consomment peu de bande passante, une vidéo de 3 mn ne nécessitant qu'1 Mo de flux.

Les solutions d'Oxygen Research s'adressent à la fois aux particuliers et aux professionnels, comme les agences de communication par exemple, qui pourront les intégrer dans l'arsenal de communication qu'ils proposent à leurs clients. Oxygen Research négocie également des partenariats avec les principaux acteurs français du MP3, auxquels l'entreprise souhaite apporter un outil permettant de mixer de la vidéo avec du son. Quant aux particuliers, ils trouveront dans les services de la start-up un moyen d'étoffer leurs sites personnels avec des clips. L'outil intéressera également les artistes eux-mêmes, leur offrant de créer leurs clips afin de les proposer au téléchargement.

Encore en phase de développement, Oxygen Research devrait proposer la première beta de son composer et de son player d'ici quelques jours pour la version Mac, et, chose inaccoutumée, un mois plus tard pour la version PC. Les produits étant gratuits, la société se rémunérera en vendant des espaces publicitaires sur les players et les composers. Ses créateurs estiment qu'elle devrait atteindre le point mort économique d'ici 12 à 18 mois. Ambitieux, Thomas Alsina, Antoine Vialle et Guillaume Vergnaud considèrent même que leur format pourrait devenir rapidement un standard pour la diffusion de spots sur le Web. En 2003, Oxygene compte réaliser 82 MF de CA et compte pour réussir ce développement rapide sur le secours de l'incubateur Tokamak.

Sonar Studio avec Planète PiooPioo, mets en scène l'internaute
Pioopioo.com est un site proposant une navigation scénarisée. Sorte de jeu d'aventure en Flash, l'Internaute incarne un personnage qui arrive sur une planète étrange, haute en couleur, où le but est de résoudre les différentes énigmes que le jeu impose au personnage au cours de ses pérégrinations. Il propose en outre une boîte de dialogue en direct, des forums, des jeux, des informations, la possibilité de s'abonner à une lettre d'actualité traitant de la Planète PiooPioo, d'envoyer des cartes postales, jouer de la musique, etc.

« Le site que nous avons mis en place est une vitrine pour montrer ce que nous savons faire, explique Constantin Maschas, fondateur de Sonar Studio, association de créateurs free-lance spécialisée dans la création et le développement interactif. Il est la preuve de notre savoir-faire en termes de concept et de technologie. » Le concept est celui de l'interface scénarisée, un site qui s'intègre en totalité dans une histoire avec des passages interactifs. « C'est la future génération de sites Internet, commente Constantin Maschas, des sites où l'Internaute pourra naviguer intuitivement au gré d'une histoire qu'il parcourt d'un clic de souris. »

Le site, développé par trois personnes de l'association, montre l'étendue des possibilités des technologies Flash et Shockwave. « Nous avons développé des outils intéressants pour Pioopioo.com, explique Constantin Maschas. Nous avons mis en place un moteur de collision permettant une grande interactivité entre le joueur et le site ou encore Gertrude-Info, une télécommande qui fait aussi office d'aide en ligne. Nous avons également développé des personnages interactifs qui ont leur personnalité, leurs propres réactions par rapport à un joueur et peuvent délivrer des informations différentes selon le nombre de visites effectuées par le joueur. Pour cela, nous avons développé un outil permettant de placer au sein de l'ordinateur du joueur un cookie qui enregistre l'évolution du joueur à chaque visite. Ce cookie permet notamment de mesurer l'expérience du joueur et de lui proposer une navigation personalisée en fonction du parcours qu'il aura déjà effectué. Ainsi, un novice n'aura pas accès à toutes les informations qui sont proposées à un autre joueur. » De plus, le scénario du site se divise en plusieurs épisodes où le joueur est confronté à un jeu d'action. Le business model de ce site n'est pas défini mais pourrait être basé sur la publicité en ligne.

NPTV se lance dans la fiction interactive : l'internaute intervient sur le scénario
La société NPTV, spécialisée dans l'édition de solutions de télévision interactive, a annoncé le lancement d'ITV-Drama, un forum international sur le Web, dédié à la fiction interactive. Ce type de fiction permet au téléspectateur d'être lui-même scénariste de la série qu'il regarde, puisqu'il peut interférer sur le cours de l'histoire grâce à une icône apparaissant sur son écran à des moments charnières du film. Lorsqu'il clique sur cette icône à l'aide de sa télécommande, il arrive sur un espace interactif où il peut participer à un vote, les résultats de celui-ci étant pris en compte pour la poursuite de la fiction. Enfin, des applications sont aussi possibles avec un site Web, qui pourrait accueillir un complément de la fiction diffusée sur le petit écran. En outre, des informations interactives (résumé des émissions précédentes, présentation des personnages) ou des outils marketing (quiz) peuvent venir enrichir la fiction et rendre la série interactive.

« Nous considérons que ce type de format va connaître un succès de plus en plus grand dans les années à venir, et qu'il séduira un nombreux public, estime Julien Favre, directeur de la création chez NPTV. Nous avons donc voulu mettre en place un forum pour que se rencontrent l'offre et la demande. Ce format est encore en gestation, et il existe un réel besoin d'échanges entre les professionnels de ce domaine pour déterminer quels seront les grands axes de son développement. » Ce forum sera aussi un bon moyen pour NPTV de contacter des partenaires, l'entreprise signalant qu'elle œuvre actuellement à deux projets de ce type. NPTV cherche ainsi à monter des partenariats avec des producteurs ou des diffuseurs nord-américains et canadiens, afin d'assurer la commercialisation de ses produits. Il s'agit de séries télévisées, dont l'une possède une interactivité télévisuelle, alors que l'autre dispose d'une forte composante Web. La production exécutive de ces deux série est assurée à l'extérieur, NPTV intervenant en tant que co-producteur, comme prestataire technologique pour l'interactivité et dans la direction littéraire. Ces produits, conçus pour la télévision, pourront également être diffusés sur le Web moyennant un accès haut débit; ils ont aussi vocation à être commercialisés sur DVD. Au Canada, une première série interactive devrait être diffusée au début 2001. De son côté, NPTV a diffusé à huis clos un projet identique, baptisé « Insiders », à l'occasion du Microsoft Interactive TV Pitch, qui s'est tenu les 24 et 25 janvier à l'initiative du National association of télévision programm executives (NATPE 2000).
V- LES INFRASTRUCTURES HAUT DEBITS SE METTENT EN PLACE
Bien que les opérateurs sur ce marché s'en plaignent régulièrement, la progressivité de la mise en place des infrastructures haut débits limite les applications de la webtv, mais laissent aussi aux acteurs le temps de s'organiser. L'assiette économique de beaucoup reste encore fragile alors que les opérateurs historiques ont bien l'intention de ne pas laisser la place.

Nouvo.com prépare une levée de fonds et un service pour le haut débit
Thematis, SA au capital de 89 580 E qui édite Nouvo.com, une Web-TV dédiée à l'animation et au divertissement, vient de finaliser son premier tour de table auprès d'Emap. Le groupe de presse a investi 6 MF dans l'entreprise, dont il détient maintenant 13 % du capital, et de quatre business angels, qui ont également investi conjointement 6 MF et qui se partagent donc le même pourcentage. Ces quatre investisseurs particuliers sont bien connues dans le monde du Web puisqu'il s'agit de Christophe Sapet, p.-d.g. d'Infosources, de Frédéric Pie, p.-d.g. de Agency.com Paris (ex-Pictoris), de Patrick Robin, p.-d.g. d'Imaginet, et de Pierre-Yves Lejeune, p.-d.g. administratif de Paribas. Le reste du capital appartient aux fondateurs et aux associés. « Nous avons cédé 26 % de notre entreprise afin d'accélérer fortement notre développement, aussi bien interne qu'international, explique Laurent Guerin, directeur marketing de Thematis. Grâce à cette levée de fonds, nous allons grossir nos rangs, acheter des contenus que nous diffuserons sur le site, produire des programmes et entamer notre développement en Angleterre et au Canada. » L'entreprise prépare d'ores et déjà un second tour de table, prévu pour la rentrée. Cette nouvelle levée de fonds lui permettra d'accélérer son développement international, lequel reposera sur la mise en place de structures locales et l'ouverture de bureaux. Cet apport en numéraire permettra aussi à la chaîne de lancer de nouvelles rubriques thématiques. Nouvo.com prévoit ainsi d'être présent outre-Manche entre le dernier trimestre 2000 et le premier trimestre 2001, et au Canada au cours de l'année prochaine.

Lancé le 1er mai dernier, Nouvo.com, pris en charge par une équipe de 15 personnes, se présente comme un magazine composé de différentes rubriques (sitcom, musique, cinéma, télévision, sortir, littérature, dessin animé, voyage, etc.), elles-mêmes alimentées du contenu éditorial produit par 4 journalistes en interne, épaulés par des pigistes. Nouvo.com propose de visionner en streaming des programmes audiovisuels courts (entre 1 minute 30 et 3 minutes). « Seuls les courts métrages peuvent être plus longs, ajoute Laurent Guerin, et atteindre les 10 minutes. »

Site entièrement gratuit, le modèle économique de Nouvo.com est basé autour de 6 sources de revenus : les bandeaux publicitaires, régis par 24/7 Media Europe pour un CPM de 350 F, la vente d'autres espaces publicitaires sous la forme de fenêtres pop-up, l'affiliation de partenaires, par exemple le vendeur en ligne Laventis, le sponsoring de rubriques, la vente de production ou de coproduction, et enfin la vidéo à la demande. «Nous visons les 100 000 visiteurs uniques par mois à la fin de l'année, précise Laurent Guerin. Nous allons prochainement lancer d'autres services pour agrémenter le site, mais nous sommes surtout en train de travailler à une offre ADSL, qui proposera aux utilisateurs disposant de ce type d'accès une partie du site spécifiquement développée pour le haut débit. Nous étudions actuellement ce que sera le modèle économique de cette partie du site. Nous pourrions adopter un principe d'abonnement ou de pay-per-view. »

Webcast TV : l'hébergement vidéo d'entreprise sur Internet
Webcast TV est la transposition sur Internet des savoir-faire de deux entreprises spécialisées dans la production et la diffusion audiovisuelle, à savoir uMt et Prestige Multimédia. Filiale de uMt Prestige, le groupe né de la fusion entre ces deux partenaires de longue date, Webcast TV offre des services orientés haut débit. « Notre activité n'est pas limitée à ce mode de transmission des données, précise Laurence Jeandot, responsable des ventes et du développement chez Webcast TV. Nous voulons être des précurseurs dans cette technologie et permettre aux utilisateurs d'Internet d'accéder à des contenus vidéo de bonne qualité ; ce sont les raisons pour lesquelles nous nous sommes positionnés sur ce secteur. De plus, nous avons été désignés en septembre dernier par France Télécom pour travailler sur la technologie ADSL. »

L'offre de WebcastTV se décompose en 4 pôles d'activités : Webcast-video, l'hébergement de vidéo pour un service de pay-per-view), Webcast-studio (diffusion sur Internet de contenu), Webcast-event (diffusion en direct d'événements) et Webcast-stat (mesure et analyse d'audience). Webcast TV pratique la diffusion de vidéos accessibles via des lecteurs différents (Windows Media Player ou Real G2 Player), ainsi que la diffusion en multistream, une technique permettant d'encoder sur le même signal plusieurs fréquences, et donc d'optimiser la réception du flux chez l'utilisateur. « Nos clients sont de plusieurs types, explique Laurence Jeandot, à commencer par les institutionnels, comme LVMH, Sony, Canal J ou encore Société Générale, pour qui nous réalisons des retransmissions d'événements en direct, avec la mise en place d'unités mobiles de diffusion. Nous comp tons également parmi nos clients les entreprises du monde cinématographique, qui nous confient la tâche de diffuser des films sur le Réseau des réseaux. Afin d'optimiser la qualité de nos services, nous avons conclu un partenariat avec UUNet, qui nous fournit la bande passante. »

Dans les mois à venir, Webcast TV, SA au capital de 40 000 E employant 9 personnes, devrait retransmettre sur Internet le Festival de Cannes et offrir un nouveau service à ses clients institutionnels. Baptisé « Expression d'entreprise », ce dernier consiste à produire et à diffuser des interviews de dirigeants d'entreprise. Webcast TV compte également installer de nouveaux serveurs dans toute l'Europe, ainsi qu'aux États-Unis, et ceci d'ici la fin de l'année 2000. « Notre activité sera au cœur du changement qu'entraînera la vulgarisation du haut débit en France et dan s le monde, affirme Laurence Jeandot. L'avenir de la vidéo en ligne dépend essentiellement des technologies de transfert de données et de la qualité des images disponibles sur le Web. Ainsi naîtront de nouvelles télévisions, de petite envergure, dont les coûts seront minimisés grâce au Web, mais aussi des services de pay-per-view. Internet deviendra un complément de la télévision actuelle.» WebCast TV est la première société française à proposer de la diffusion vidéo haut débit, multistream sur le Net dans les principaux formats du marché (Real G2, Média Player...). Lancée en février, elle compte déjà à son actif un grand nombre de références. WebCast TV maitrise la totalité de la chaîne de l'image TV sur l'Internet, de la captation en direct des événements à leur retransmission en haut débit. L'expérience audiovisuelle du groupe lui garantit un haut niveau d'expertise. Misant sur la croissance rapide du marché, elle a investi dans des moyens techniques d'encodage et de diffusion très performants. En bout de chaîne, l'internaute, muni du plug-in RealVideo G2 Player ou Windows Média, peut ainsi recevoir la vidéo dans les meilleures conditions quelle que soit la vitesse de sa liaison.

« Le haut débit - ADSL, câble, satellite - est le seul canal de retransmission garantissant une qualité de réception parfaite de la vidéo sur le Net. », explique Patrick Tavaris, directeur associé de WebCast TV. « Si webCast tv se positionne sur cette approche d'avenir, il lui faut néanmoins compter avec la réalité actuelle du marché : le haut débit reste encore une exception. Nous réalisons par conséquent du multi-stream, en compressant les données jusqu'à six fois, pour des débits différents sur le même signal.. En bout de chaîne, tous les internautes peuvent visionner les vidéos sans encombre. «Le haut débit sur le Web va permettre la convergence de l'Internet et de la télévision. À terme, des milliers de programmes interactifs verront le jour. Les sites d'e-business eux-mêmes proposeront des programmes vidéo afin de renforcer leur pouvoir d'attraction et fidéliser les internautes.», commente Jean Senet, PDG de WebCast TV.

CanalWeb.net, Matra et France 3 se lancent dans le haut débit à Nancy
Le 4 avril dernier, CanalWeb.net, Matra et France 3 ont annoncé qu'ils s'associaient pour expérimenter l'Internet haut débit sur le réseau câblé de Nancy. L'accord a été officiellement signé par l'ensemble des partenaires et Christian Pierret, secrétaire d'État à l'Industrie jeudi 13 avril à Bercy. Cette convention s'inscrit dans le cadre du programme PRIAMM (Programme pour la Recherche et l'Innovation dans l'Audiovisuel et le Multimédia), géré par le secrétaire d'État à l'Industrie et le Centre National de la Cinématographie. Ces trois entreprises ont été retenues par le ministère de l'Industrie pour participer au projet SPIHD (Service et programmes pour l'Internet haut débit), qui met en œuvre une plate-forme expérimentale d'accès à l'Internet par câble à Nancy. «Convergence, utilisateur, expérimentation, tels sont les trois mots clés qui font de SPIHD un projet exemplaire à mes yeux, a déclaré le secrétaire d'État à l'Industrie, et qui justifient le soutien qu'y apporte aujourd'hui mon département : 9 MF soit 50 % du coût global du projet. » À cette occasion, Matra testera sa plate-forme technique multimédia PeakServer, et distribuera une sélection des programmes de CanalWeb et de France 3 en format IP sur le réseau câblé de Nancy. « Le haut débit est un axe de développement prioritaire de CanalWeb pour cette année, explique Christian Van der Borght, directeur du développement de l'entreprise, et c'est pour cette raison que nous avons absolument tenu à nous joindre à ce projet. Nous sommes déjà en discussion avec Astra, Eutelsat et Europe Online Networks pour expérimenter leur plate-forme d'Internet par satellite, avec France Télécom pour tester l'ADSL, ains i qu'avec Cybercâble pour l'Internet par câble à Paris. Quatre personnes travaillent aujourd'hui au sein d'une cellule consacrée spécifiquement à cette question. » Le projet SPIHD est en place depuis la fin 1999 et l'offre devrait être opérationnelle à Nancy à la fin de l'année. Ce pilote servira alors de test grandeur nature auprès du public, permettant de mesurer sa réactivité face à un contenu diffusé en large bande. Indépendamment du projet de Nancy, CanalWeb souhaite présenter au niveau européen une offre haut débit avant la fin du mois. « Nous estimons que tous les acteurs du Webcast seront obligés de faire du broadband dans les mois à venir, et nous réfléchissons dans cette logique avec nos partenaires, confirme Christian Van der Borght. 5 MF sont alloués cette année aux évolutions technologique et stratégique dans cette direction. La plus grosse difficulté ne réside pas dans le traitement et l'encodage des programmes, mais consiste plutôt à trouver un public capable de lire ces programmes via l'ADSL ou le câble. Nous attendons donc que les industriels créent des réseaux de ce type, estimant que leur offre devrait croître de manière importante avant la fin de l'année. » Selon Christian Van der Borght, les plus grands ISP français sont actuellement en cours de finalisation d'accords pour offrir des solutions globales d'ADSL à leurs utilisateurs, ce format devant être standardisé d'ici deux ans. De telles opérations ne sont effectivement pas des nouveautés pour CanalWeb, qui avait, dès septembre 1999, expérimenté la plate-forme haut débit d'Eutelsat pour diffuser Telecom Genève 99 en partenariat avec Cyperus, sous trois formats : Internet terrestre bas débit, Internet haut débit et broadcast classique. CanalWeb a aussi annoncé son souhait d'être également présent sur les réseaux de diffusion numérique classiques « broadcast », et a déposé dans cette optique une demande de conventionnement auprès du CSA.

Europe Online diffuse des contenus audiovisuels sur haut débit
Europe Online Networks SA associe à un accès Internet large bande la diffusion gratuite de documents audio et vidéo, de programmes radio et TV numériques, l'ensemble étant destiné aux Internautes munis d'une télévision ou d'un PC. La diffusion est faite via le satellite Astra ou par le cable, Europe Online ayant loué des capacités sur 5 transpondeurs et sur 3 satellites du système Astra, ce qui lui permet d'atteindre 27 millions d'antennes et 44 millions de prises en Europe.

Disponible en français, en anglais, en allemand, en italien et en espagnol, ce service, qui devrait s'étendre à d'autres langues dans le courant de l'année, offre à l'Internaute des contenus multimédias sur les thèmes de la finance, du sport, des voyages, de l'art, de la culture ou des jeux. L'utilisateur peut également accéder à un « centre de téléchargement », où il a la possibilité de récupérer gratuitement différents contenus (fichiers MP3 ou vidéo) mis en ligne par les partenaires éditoriaux de la société. « Nous offrons de la haute vitesse pour la voie descendante informations, explique Simone Steinmetz, directrice de la communication d'Europe Online. Pour accéder à nos services, l'utilisateur doit disposer d'un PC, d'une carte DVD, d'une antenne satellite pointée sur Astra et d'un abonnement à Europe-Online, facturé 15E par mois, quels que soient le nombre d'heures de navigation et le volume de contenus téléchargés. 20 000 clients se sont déjà abonnés et privilégient le téléchargement de contenus, dont le catalogue est sans cesse grandissant. » Aujourd'hui, l'essentiel de la clientèle a été acquis directement via le site Web de l'entreprise, ainsi que par le biais des distributeurs de la solution, mais une importante campagne de communication devrait débuter en France, en Allemagne et au Benelux, pour un budget de plusieurs millions de francs, avant de se poursuivre dans le courant de l'année en Espagne et Grande-Bretagne.

Le modèle économique du service repose sur les abonnements et la vente d'espaces publicitaire (bandeaux, spot TV, bandeaux marchands), pris en charge par la régie AdLink. Les fournisseurs de contenus paient aussi pour être présents sur la plate-forme. Discrète sur ses perspectives de CA, l'entreprise estime toutefois qu'elle devra doubler ses effectifs avant la fin de l'année, passant de 40 à 80 personnes, pour faire face à la croissance de son activité.

Un nouvel acteur de production Webcast, bonjour Interactive Color TV
Interactive Color TV est le nom de la nouvelle holding mise en place par les maisons de production Moi j'aime la télé (MJLT) et Le Spectre, dans le but de développer des programmes pour Internet, qu'il s'agisse de sitcoms, de programmes d'humour, de récits interactifs 3D, de dessins animés, etc. Cette SA au capital de 250 KF, détenue par Pierre Lafargue et Lauranne Bourracho pour Le Spectre et Philippe Ox pour MJLT, se destine donc tout particulièrement à fournir des programmes clés en main à des sites en mal de nouveaux contenus. « Nos programmes s'adressent aux sites Web, aux WebTV, aux TV Interactives et téléviseurs équipés de set-up boxes, explique Lauranne Bourracho, directrice générale de la nouvelle structure. Nous les réaliserons en nous appuyant sur les compétences que réunissent les deux autres entités et nous nous attacherons à produire un certain nombre de programmes originaux rapidement. » Afin d'accélérer ce développement, la société devrait normalement finaliser en septembre prochain un premier tour de table de 30 MF qui lui permettra d'achever la mise en place de son studio de création, de mettre au point de nouveaux pilotes de programmes et de lancer de nouveaux services interactifs. Aujourd'hui, MJLT et Le spectre produisent déjà la série de cartoons Déterminism (avant-goût d'un jeu interactif qui verra le jour dans les semaines à venir pour un montant global de 1,6 MF), le show webcam d'humour. Catherine Benguigui répond...« Nous n'avons pas vocation à travailler seuls et nous négocions actuellement avec différents éditeurs de services interactifs ou des bouquets satellites pour vendre nos services et préparer ensemble des programmes qui leur correspondent. La hausse de l'équipement technique du public nous permettra d'accroître encore nos services, et nous attendons avec impatience que des équipements comme la set up box de Netgem soient arrivés dans les foyers. » Pour son premier exercice, qui débutera en janvier prochain, Interactive Color TV souhaite produire 10 heures d'animation flash, ainsi que 13 heures de fiction et 20 heures environ de reportages en vidéo, grâce aux nouveaux moyens obtenus suite à la future levée de fonds.
VI - LES DEVELOPPEMENTS MULTICANAL, MULTIMEDIA VONT DOPER LES PARTENARIATS
La multiplication des possibilités et des demandes potentielles vont rapprocher les acteurs spécialisés pour constituer des gammes de services et de prestations spécifiques auprès de clientèles particulières. Les entreprises qui sauront se rapprocher de quelques acteurs majeurs pour y gagner des savoir faire encore rares et se constitueront des occasions de procéder à des transferts de compétences et de technologies gagneront sans doute en différenciation positive. Ces rapprochements seront aussi le fait d'une co-commercialisation des prestations car c'est ce maillon de la chaîne de la valeur qui s'avère le plus onéreux. L'atout clé consistera à se doter d'une fonction « ingénierie » multicanal/multimédia un peu à l'image du « plan médias » traditionnel en matière de communication publicitaire.

Mais il n'est pas sur que ce média puisse prétendre à des chiffres d'affaires si importants dans l'hexagone qu'ils couvrent les investissements envisagés. Ce pourrait même être une erreur stratégique que d'envisager la TV Web comme un média à part entière. Il semble devoir être envisagé comme un canal supplémentaire des moyens existants pour la distribution, pour l'information, bref comme une déclinaison dérivés des moyens de communication existants. Si cette hypothèse s'avère fondée, les applications de TV Web continueront à proliférer dans tous les secteurs pour supporter des produits, des services ou des actions commerciales dérivés mais sans qu'une chaîne précise puisse prétendre agglomérer des chiffres d'affaires très consistants. Aussi, en dehors de certaines grandes chaînes de distribution ou de banques qui trouveront de bonnes raisons de sponsoriser la TVWeb, on devrait voir se multiplier les alliances ou les fusions avec des opérateurs presse écrites ou audiovisuelles traditionnelles pour qui la Tvweb est une déclinaison naturelle de leur métier de base. La nécessité, par ailleurs d'améliorer leur capacité d'interactivité d'une part, la possibilité de démarquer leur stratégie internet grâce à du contenu audio-visuel d'autre part, devrait renforcer cette tendance.

Multicanal : ZDNet diffuse par satellite, via Europe Online Networks
ZDNet vient de signer un partenariat avec Europe Online Networks afin de distribuer sur l'ensemble du vieux continent le contenu de trois des chaînes du service d'informations Internet (Gamespot, News et Downloads), par le biais du réseau de satellites fonctionnant sous le protocole IP (Internet Protocol) et DVB (Digital Video Boadcast) du FAI. Europe Online Networks propose en effet un réseau spatial et terrestre à haut débit, offrant à différents acteurs du Web (grand public, entreprises, fournisseurs d'accès, opérateurs par câble ou par réseau ADSL) des services Internet à grande vitesse. Opérateur Internet, son réseau mixte est aujourd'hui accessible à 44 millions de foyers européens disposant d'un accès au câble, ainsi qu'aux 27 millions de foyers connectés sur le réseau satellitaire d'Astra.

Ce mode de diffusion spatial apporte deux avantages à ZDNet. Tout d'abord, le groupe pourra toucher un public ne disposant pas nécessairement d'un accès à Internet traditionnel, via un PC et une connexion téléphonique. Par ailleurs, la solution d'Europe Online Networks offre un accès haut débit, autorisant le téléchargement rapide de fichiers lourds, et donc de contenus vidéo ou audio, mais également de logiciels ou d'images. Précisément, ce sont quelque 400 000 programmes utilitaires que propose Download, la chaîne de téléchargement gratuite de ZDNet. Ce service pourrait en outre s'étendre à la chaîne MP3, proposant pour sa part des morceaux musicaux.

Ce nouveau canal de diffusion vient renforcer l'implantation déjà imposante de ZDNet ; le portail d'information est en effet déjà présent dans plusieurs pays d'Europe (France, Grande-Bretagne, Italie, Espagne, Hollande et Allemagne). L'ancienne filiale de Ziff Davis, qui assure aujourd'hui l 'essentiel de l'activité du groupe, à tel point que celui-ci en a pris la dénomination, diffuse ses informations dans 20 pays, en 13 langues, et vient de s'établir en Corée. Sur l'ensemble de ses sites (Zdnet.com, Anchordesk.com, Zdtv.com, Zdnn.com, Pcmagazine.com, Gamespot.com, Jobengine.com), ZDNet enregistre quotidiennement 11,6 millions de pages vues et 10 millions de visiteurs uniques par mois, s'affichant, selon MMXI, à la 15e place des services Internet (audience cumulée d'un groupe de sites appartenant à un même propriétaire) aux États-Unis en janvier dernier. ZDNet a réalisé un CA de 104,2 M$ sur l'ensemble de l'année 1999, un chiffre en augmentation de 86 % par rapport à celui de 1998 (56,1 M$). Ses revenus nets ont atteint 1,9 M$ l'année dernière. Introduite sur le NYSE, l'action de ZDNet était cotée à 19,75 $ le 10 avril dernier, enregistrant une baisse de 6,51%. Le titre enregistre une diminution de 5,95 % depuis le début de l'année.

ConSors offrira l'accès à ses services grâce à la NetBox
La télévision interactive représente une bonne opportunité de développement pour les fournisseurs de contenus. Autres acteurs intéressés au développement de ce support : les courtiers en ligne. Revendiquant le multicanal comme un axe de leur développement, les brokers rivalisent d'ingéniosité pour diffuser leurs services par tous les supports, dont le WAP, mais aussi la télévision interactive. C'est ainsi que ConSors France, la filiale française du courtier allemand Consors, vient de signer un accord de partenariat avec Netgem (Sicovam 7537), fabricant de la Netbox, un terminal permettant d'accéder à Internet sur un téléviseur, via un modem intégré, ou via le câble. Les utilisateurs pourront ainsi accéder aux services financiers de ConSsors directement sur le petit écran. « Ce partenariat avec Netgem entre dans notre stratégie, qui vise à fournir à nos clients un accès multicanal à nos services financiers. En septembre, notre portail pourra ainsi être accessible par la télévision, le téléphone portable et le PalmPilot », indique Sophie d'Albiousse, directrice du marketing chez Consors France. «Notre package, qui comprendra une Netbox à prix attractif, sera ensuite proposé par les autres filiales du groupe. La France a été choisie pour servir de test auprès de nos abonnés, parce qu'il est plus facile de lancer notre offre auprès de nos 15 000 utilisateurs hexagonaux qu'auprès des 400 000 clients de ConSors Allemagne. » Par ailleurs, Consors devrait prochainement annoncer un partenariat avec le bouquet numérique TPS, afin d'y porter également son service.

Le fabricant de la Netbox Netgem multiplie ainsi les partenariats, le présent partenariat avec ConSor succédant à l'accord signé avec ITN, l'un des leaders italiens de l'Internet via la télévision, lequel a commandé 230 000 Netbox à Netgem le 13 mai dernier. Plus de 350 000 ventes de Netbox sont prévues pour 2000, contre 94 000 produits commercialisés en 1999. Netgem a réalisé au cours du 1er trimestre 2000 un CA de 18,7 ME. De son côté, ConSors France a enregistré une hausse de 456 % du nombre de ses comptes en ligne par rapport au quatrième trimestre 1999 (2 700 comptes). Au cours du 1er trimestre 2000, 208 186 ordres ont été exécutés sur le site. Le CA de Consors France s'établit à 43,5 MF, dont 20,2 MF générés via le site Internet. Pour fin 2000, Consors France vise 60 237 comptes, soit 20 % du marché estimé à cette date.

TV Invest, créée par Newsinvest et diffusée sur Fininfo
Investcom, qui vient d'entrer au capital de Progress Image, devrait proposer sur le site de ce dernier la chaîne financière TV Invest, programme créé par Newsinvest. Cette Web TV est d'ores et déjà accessible par le biais du site de Fininfo, entreprise spécialisée dans la diffusion et la gestion d'informations financières et boursières. D'autre part, Investcom est une entreprise née du partenariat entre Marketing Finance International (MFI) et Com and Sales. Elle détient des participations dans Newsinvest.fr, ActiWeb (entreprise spécialisée dans le référencement) et maintenant dans Progress Image.

MontagneTV.net, télévision thématique dédiée aux altitudes
Les amoureux des verts pâturages et de la neige devront attendre tout l'été pour pouvoir se connecter aux nouveaux bouquets de MontagneTV.net , une WebTV dédiée aux massifs montagneux. MontagneTV.net est un projet de Webcasting développé par Marc Bechet, actuel directeur de l'office du tourisme de Megève. « C'est un bouquet numérique dédié à la montagne et à ceux qui l'aiment et qui y vivent, explique-t-il. Internet est accessible dans des endroits où seul le téléphone est disponible. »

MontagneTV.net s'apppuira sur CanalWeb pour diffuser et mettre en ligne son contenu. « Nous allons mettre en place en septembre une structure juridique pour gérer notre bouquet numérique, explique Marc Bechet. Cette entreprise sera une filiale de CanalWeb.» Le bouquet audiovisuel, accessible gratuitement, comptera quatre chaînes au départ, une dizaine avant la fin de l'année et 50 en 2004. Il s'agira de télévisions conçues par des marques, des stations, des institutions ou encore consacrées au sport. « Les programmes seront diffusés en français et en anglais, ajoute Marc Bechet, accompagnés de services interactifs, comme du téléachat ou encore des annonces immobilières, permettant à l'Internaute de visiter le logement en ligne. »

Le modèle économique de MontagneTV est basé sur les partenariats conclus dans le cadre de ces services à vocation commerciale. « La multiplication des outils publicitaires est un avantage de la télévision sur Internet, explique Marc Bechet. Nous avons les avantages d'Internet et de la télévision, c'est-à-dire que nous proposons des bandeaux et des liens, mais aussi des spots publicitaires. » La région inspire beaucoup CanalWeb puisque l'entreprise est en train de monter des décrochages régionaux en partenariat avec des quotidiens locaux, notamment à Annecy. Une autre WebTV s'intéresse à la culture régionale : Oc-tv.net, une télévision qui se spécialise dans le monde occitan. Enfin, la montagne est l'objet d'un portail d'informations et de services créé par Saturn V Communications accessible à l'adresse Montagne.com.

CVF, filiale de France Télécom, mise sur le multicanal
Après avoir fait son beurre sur le Minitel et les serveurs vocaux, CVF, la filiale de France Télécom mise fortement sur le développement de ses activités Internet et de la téléphonie mobile. Dès 1997, CVF entre ainsi au capital de Marcopoly, en acquérant 22 % du site d'électroménager, lequel a été racheté en mars dernier par l'opérateur historique, actionnaire majoritaire de CVF, via Alapage. Par ailleurs, CVF est également le premier actionnaire de Triel, une entreprise spécialisée dans la conception de services Minitel et Internet. CVF, qui emploie environ 130 personnes, espère renforcer ses nouveaux métiers grâce au protocole WAP. La société vient ainsi de concevoir la nouvelle gamme de services proposée depuis quelque mois par Itinéris. L'entreprise a réalisé un CA de 350 MF en 1999, en progression de 355 % depuis 1994. CVF vient de participer au lancemen t d'un nouveau site de tourisme baptisé Baoom.com. Cette participation intervient au terme d'un tour de table, à l'occasion duquel Baoom.com a levé 6,5 MF.

Noos, ex-Lyonnaise Câble, parie sur la convergence entre Internet et la télévision
Lyonnaise Câble change de nom pour devenir Noos et adopte une nouvelle stratégie, axée sur la convergence entre la télévision interactive et l'Internet à haut débit. L'objectif de Noos est de construire la « maison-média », c'est-à-dire de promouvoir, grâce à une prise unique, l'accès à la télévision numérique, à l'Internet haut débit et, plus tard, à la téléphonie sur IP. Ces services seront commercialisés à partir du 11 mai prochain. La société va consacrer plus de 2 MdF à l'amélioration et à l'extension de son réseau, qui compte aujourd'hui 2,7 millions de prises et 770 000 abonnés, dont 35 000 au service d'accès Internet. Grâce à un budget de communication de 40 MF, ainsi qu'à la mise en place d'un réseau de distribution dédié, la société entend atteindre 100 000 abonnés Internet d'ici la fin de l'année. Un resultat somme toute peu engageant, représentant une part négligeable des près de 6 millions d'Internautes français. Le retard pris dans la commercialisation de son offre d'accès par le câble, qui fut interrompue pendant près d'un an, aura coûté cher à l'entreprise, qui a laissé pendant ce temps la voie libre à ses concurrents. À l'heure où l'offre est a nouveau commercialisée, pour un tarif élevé de 398F mensuels, on voit déjà poindre les services d'accès sous technologie DSL, qui ne manqueront pas de concurrencer fortement l'offre Internet de Noos. Par ailleurs, le groupe Suez-Lyonnaise des Eaux est candidat à une licence nationale de boucle locale radio, ainsi qu'à la quatrième licence française UMTS, en partenariat avec l'Espagnol Telefonica.

TravelPrice investit la télévision interactive, avant le WAP
Travelprice.com prend position dans la télévision interactive. Le voyagiste en ligne s'installe en effet sur le Canal 112 (Forum Boutique) de Canal Satellite, bénéficiant ainsi d'un point de contact avec les 1,55 million d'abonnés du bouquet satellite de Canal Plus. Ces derniers pourront utiliser le Forum Boutique pour passer leurs commandes, qui seront ensuite transmises au Web call center de Travelprice via le décodeur fourni par Canal Satellite. « Notre présence sur Forum Boutique nous ravit, déclare Roland Coutas, p.-d.g de Travelprice La mise en route de l'opération a été menée simultanément avec le lancement de notre dernière campagne de publicité, et nous constatons un excellent retour de la part des abonnés du bouquet. Ce nouveau service de proximité interactif nous permet donc d'élargir considérablement l'audience de Travelprice.com. » Près de 377 000 abonnés de Canal Satellite utilisent en effet le Forum Boutique pour effectuer des actes d'achats. « Dans le cadre de nos développements futurs, nous attendons avec impatience l'arrivée des set-top boxes (N.D.L.R. : terminaux permettant d'utiliser la télévision pour surfer). Cette technologie, encore plus souple, nous permettra de déployer un service aussi riche que celui proposé sur le Web », indique le p.-d.g de Travelprice. En attendant l'émergence de ces nouveaux supports, le voyagiste en ligne poursuivra son installation sur la télévision numérique : des partenariats sont en cours de négociation avec des opérateurs satellites continentaux.

Travelprice n'a cependant pas l'intention de se cantonner exclusivement à la télévision en ligne et aux boutiques en ligne « traditionnelles ». L'agence de voyages a déjà mené sa conquête du WAP français en signant des partenariats avec les opérateurs Itineris (qui collaborent également avec le voyagiste en ligne eBookers), Bouygues et SFR. La société de Roland Coutas, forte d'une levée de fonds de 115 MF bouclée en mars, poursuit donc activement sa campagne de développement : après avoir lancé les versions belge, espagnole et italienne de ses services, Travelprice devrait prendre prochainement la route du Royaume-Uni, de l'Allemagne, du Danemark et du Canada. Le voyagiste français se renforce donc sur le plan continental, où il rencontrera une concurrence particulièrement sérieuse : présent dans 11 nations, eBookers estime toucher une audience potentielle de 300 millions de clients européens. Déjà en lutte contre ce compétiteur d'envergure, Travelprice devra également surveiller de près l'évolution continentale d'acteurs hexagonaux comme Dégriftour et Promovac, qui tablent respectivement sur des CA de 290 MF et 200 MF à l'issue de l'exercice 2000.
VII - DES DIFFICULTES DE POSITIONNEMENT MAIS AUSSI DES OPPORTUNITES NOUVELLES POUR LES ACTEURS
La nouveauté du marché rend difficile la rentabilité commerciale à court terme. Les ouvreurs comme d'habitude souffrent tout en se dotant de capacité à prendre des parts de marchés et à constituer un savoir-faire précieux mais … monnayable. Les initiatives sélectionnées ci-après montrent la diversité des approches et les opportunités nouvelles offertes aux plus audacieux… ou aux plus imaginatifs.

Le leader CanalWeb doit encore démontrer que son positionnement est pertinent
CanalWeb.net, leader en France de la webtv, a bouclé sa seconde augmentation de capital et levé 130 MF (environ 20 ME) auprès de ses investisseurs historiques et de nouveaux entrants. Cette augmentation de capital permettra d'accélérer le développement de la société en Europe et de préparer son entrée en Bourse dans les mois à venir. « Nous ne sommes pas pressés d'entrer sur le marché, indique toutefois Jacques Rosselin, président de CanalWeb, car nous nous inscrivons dans une stratégie à long terme sur le thème encore neuf de la télévision thématique. L'IPO était initialement prévue pour la fin de l'année ou au début de l'année prochaine. Mais nous serons peut être contraints de la décaler nous aussi en raison du décalage du planning d'autres entrants potentiels, même si nous commencerons à y travailler dès le 15 juin. » Concrètement, ces fonds vont permettre de multiplier le nombre de chaînes hyperthématiques, de préparer une plate-forme de diffusion à haut débit et d'ouvrir des studios en Europe. Ceci dès cet été à Barcelone, tandis que l'implantation de studios en Allemagne, où un salarié a été recruté, et en Grande Bretagne, où des contacts ont été pris, est aujourd'hui à l'étude. Actuellement composé de plus de 100 chaînes, le bouquet en comptera normalement 200 avant la fin de l'année sur des thèmes de plus en plus pointus comme « Le roller à Paris » ou « Les asiatiques à Paris ». Une place importante sera notamment accordée aux sports absents habituellement du petit écran. « Il faut aussi que nous mettions à jour notre plate-forme pour l'adapter au haut-débit, conclut le p-.d.g. Les fournisseurs de contenus thématiques ne sont pas légion et nous allons nous positionner sur ce marché. Les prestataires de solutions haut débit comme France Télécom, Noos ou encore AstraNet devront rémunérer les fournisseurs de contenus thématiques comme nous pour accroître leurs offres car c'est cette multiplicité qui attirera les consommateurs. » Créé en 1998, CanalWeb propose une centaine d'émissions hebdomadaires en direct et 5 000 heures d'émissions archivées sous formes de VoD vues chaque mois (en avril) par 420 000 visiteurs uniques qui restent, en moyenne, 12 minutes sur le site. Canal Web, qui emploi 100 salariés, aura réalisé 4MF en 1999. Essentiellement par des opérations de couvertures d'évènements. Selon les dirigeants la croissance espéré porterait à 10MF celui de 2000. Mais il faut savoir que le niveau de perte s'établit à 3,5MF par mois . Bien doté en capital avec une réserve de 130 MF CanalWeb peut espérer tenir trois ans. D'ici là l'Internet haut débit aura ouvert de nouvelles couches de clients et de possibilités de revenus.

Ofredia-Comfm lève 18 MF pour lancer l'annuaire des TV et radios sur Internet
C'est au tour de Ofredia-Comfm, entité résultant de la fusion entre l'éditeur de contenu musical Ofredia et le diffuseur Web Comfm, de lever des fonds. La somme réunie à l'occasion de ce premier tour de table, réalisé avec l'aide de IntuituCapital, s'élève à 18 MF, provenant d'Incom, filiale de la Caisse des dépôts et consignations, de SG Asset Management, fonds émanant de la Société Générale et qui a déjà investi dans SOLsoft et Pacific Digital Telecom, et de l'italien KIWI Ventures, capital-risqueur qui s'est déjà illustré dans les levées de fonds de Tiscali et Vitaminic.

Ces 18 MF devraient permettre à l'entreprise d'étendre son offre et de financer la prochaine version de son site, Comfm.fr, qui devrait être disponible dans les prochains jours. Ce site propose aux Internautes un annuaire de 3 300 radios en ligne, de 245 télévisions et de 1 400 webcams internationales. « Grâce à notre offre, nous sommes parmi les meilleurs sites français, confirme Stéphane Lacombe. Selon Cybermétrie de Médiamétrie, nous sommes à égal avec des grands groupes média comme TF1 ou encore Canal Plus. » Le responsable du site s'enthousiasme cependant à tort : si son audience de 643 960 visites en février dernier dépasse en effet largement celle des sites de radios bien établies (NRJ.fr affiche 265 410 visites pour cette période, RTL 192 750 et Europe 2 en présente 179 540), il reste toutefois largement en deça des audiences de TF1 (2 064 820) ou de Canalplus.fr (1 538 180).

Le modèle économique de Comfm pourrait également changer à l'occasion de la mise en place de sa prochaine version : « Nous voulons proposer d'autres services avant l'été prochain, comme par exemple une boutique de commerce électronique », avoue Stéphane Lacombe. Les fonds serviront également à lancer la première campagne de communication onLine et offLine du service, ainsi qu'à l'exportation du concept vers d'autres pays du vieux continent : « Nous visons l'ensemble des pays européens, ajoute le responsable du site. L'ordre dans lequel les pays seront visés n'a pas encore été fixé, mais l'Italie est l'une de nos premières cibles, puisque l'un de nos investisseurs vient de ce pays. Le site enregistre aujourd'hui quelque 4 millions de pages vues, signe d'un réel engouement. « Avec la sortie de MCity.com de Lagardère et des nouveaux portails de NRJ et d'Universal Music France, c'est le monde de la radio qui est en train d'adopter le Web, conclut Stéphane Lacombe. Toutes l es grandes radios françaises, comme Radio France, Fun Radio ou RTL, diffusent d'ores et déjà sur Internet, suivant ainsi l'exemple américain.

Perfect Technologies acquiert e-mage
Perfect technologies, spécialiste français du broadcasting et du webcasting, vient d'acquérir e-mage, une start-up dédiée au streaming vidéo sur Internet. « Nous ne communiquons aucune donnée chiffrée concernant ce rachat, déclare Antoine Lejeune, directeur marketing et communication de Perfect Technologies. C'est notre premier rachat, et nous ne voudrions pas que certaines informations aient une incidence sur les prochaines opérations de croissance externe de l'entreprise. » En effet, Perfect Technologies ne nie pas l'éventualité de prochains rapprochements dans les domaines du broadcasting et du webcasting. « Ce domaine est notre axe de développement privilégié, puisque son marché devrait exploser dans les prochaines années grâce aux technologies et aux techniques déjà utilisées ou actuellement en cours de développement. Par ailleurs, le rachat de e-mage nous apporte des compétences en streaming vidéo sur Internet que nous n'avions pas. » Toute l'équipe de la start-up devrait rejoindre les membres de l'équipe Internet de Perfect technologies. Ce département sera désormais dirigé par Paul Isnard, le fondateur d'e.mage, qui devient directeur du développement des activités webcast de l'entreprise.

Spécialisée dans l'intégration de solutions de production clés en main de vidéo, aussi bien à la télévision que sur le Net, Perfect Technologies, créée en 1991, emploie une équipe de 130 personnes, dont 10 dédiées à Internet, et a enregistré un CA 1999 de 226MF à comparer au CA de TVWeb. « Nous prévoyons de réaliser un CA de 309MF pour 2000 et de 402MF pour 2001, ajoute Antoine Lejeune, mais nous sommes en train de revoir notre position à la hausse, grâce à notre repositionnement sur le monde de l'Internet. Si l'année dernière, le Web ne nous a rien rapporté, il devrait permettre de réaliser 10% de nos revenus dès cette année. Nous communiquerons sur nos nouvelles perspectives le mois prochain. »

Cineinfo.fr : entre broadcast et webcast
Le sacro-saint film du dimanche soir est-il en train de vivre ses dernières heures ? Au vu des développements tous azimuts des fournisseurs de contenus sur le Web et la télévision, il semble en effet que les programmes statiques soient condamnés à perdre de l'audience. C'est en tout cas l'analyse des fondateurs de Cineinfo.fr, une nouvelle chaîne de télévision de troisième génération, dont l'ouverture sur la Toile était prévue hier. «L'avenir passe par l'association de médias de flux (TV) et de médias de stock (Internet), prévoit Nicolas Brigaud-Robert, fondateur associé. Notre chaîne propose donc des contenus broadcast et webcast de divertissement et d'information consacrés au cinéma, accessibles via le câble et le Web. Le public pourra retrouver sur le Web des informations, complétant ce qui est proposé à l'antenne. Nous ne diffuserons que des programmes courts au format en vigueur sur le Web. Il existe 2 types de télévision. Les premières sont composées à l'aide de grilles fixes, permettant de saisir le consommateur et de le séduire. Les secondes sont plus particulièrement dédiées à l'information. Nous souhaitons prendre place à la croisée des chemins, entre MCM et France Info. Nous ne voulons pas séduire des consommateurs par de longues émissions, car nous estimons que la consommation télévisuelle se fait de manière de plus en plus papillonnante. La place du court va croître sensiblement. » Les abonnés de Cineinfo seront donc des adeptes du « Surf and Zap », habitués au surf sur le Web et maîtres de la télécommande. Le concept de la chaîne consiste à offrir une consommation libérée, permettant à l'abonné d'accéder au contenu de son choix, sans contrainte de temps, avec une totale liberté de sélection grâce à l'indexation du contenu diffusé dans des bases de données accessibles en ligne. Pour le cofondateur, cette évolution dans la diffusion des programmes a été initiée par MTV qui a, selon lui, révolutionné la manière de consommer la télévision.

« Notre chaîne diffusera aussi les bandes annonces de films. Actuellement, pour qu'un réalisateur puisse diffuser sa bande annonce, il doit acheter de l'espace publicitaire. Or, seuls 20 % des productions ont les moyens de financer ce type de campagne. Il existe beaucoup de films, mais peu d'espaces disponibles. Nous souhaitons donc que tous les films, quels que soient leurs budgets, puissent communiquer à travers notre chaîne et son site associé. »

Partenaire d'UGC pour la réservation de billets en ligne, la chaîne cherche par ailleurs à assurer son développement, tout en conservant son indépendance éditoriale. Première étape de cette croissance, la chaîne rejoindra un des deux bouquets satellite à la rentrée prochaine. Actuelle SA au capital de 12 MF, appartenant en majorité à ses fondateurs, la société, dont les statuts ont été déposés en avril dernier, a finalisé un premier tour de table de 12 MF en avril auprès du Crédit Lyonnais Asset Management, RobInvest et FKGB et prépare dès maintenant un second tour de table de 25 MF, qui devrait être finalisé avant l'été. Elle compte réaliser un CA de 5 MF cette année, grâce à un effectif d'une vingtaine de personnes.

Canal Zap présente un guide en ligne des différentes WebTV
Avec 200 chaînes et émissions francophones disponibles sur Internet, il n'est pas toujours facile de retrouver son chemin à travers la cybertélévision. Afin de guider les Internautes dans cette offre gigantesque, Canal Zap a lancé le 10 mai dernier le premier magazine éponyme consacré exclusivement aux WebTV. Canal Zap ne se définit pas comme un simple portail, mais plutôt comme un magazine d'émissions thématiques. Outre les programmes diffusés sur le site, les meilleures chaînes en ligne sont répertoriées et critiquées par de véritables journalistes. Le site, axé principalement sur l'infrastucture technologique, se veut organisé et simple d'accès pour faciliter sa lecture par les Internautes. « Nous n'oublions pas que les Internautes viennent chez nous pour avoir une vision globale des programmes en ligne, commente Gérald Vidamment, rédacteur en chef. La possibilité de cliquer sur une émission spécifique vient dans un deuxième temps, d'où la nécessité d'avoir un site particulièrement lisible. »

Canalzap.com, composé aujourd'hui de douze rubriques (cinéma, loisir, sport, etc.), compte élargir son champ d'action prochainement : « Bientôt, il y aura davantage de vidéo sur le Web. Le secteur est en plein essor, et nous devrons nous adapter en multipliant les rubriques », explique Gérald Vidamment. Pour le moment, la priorité est exclusivement réservée aux WebTV francophones, même si parfois le site doit composer avec des programmes anglophones. Toutefois les dirigeants n'excluent pas de créer un magazine d'émissions 100 % en anglais. CanalZap ne prévoit pas de campagnes publicitaires importantes et, pour l'instant, le site ne propose pas de bandeaux aux annonceurs. « Nous voulons développer un business model viable, axé sur la revente d'une partie des programmes et avec un contenu adapté à la cible client. C'est pour cette raison que nous réalisons actuellement une période test sans bandeaux pour séduire le plus large public, afin de mieux cibler les Internautes par la suite, sans oublier que notre objectif est de réaliser avant tout un bon produit », explique le rédacteur en chef. Le site concentrera donc ses actions de communication sur des relations presse dans un premier temps.

NetJ complète son offre éditoriale avec une rubrique audiovisuelle
NetJ.fr, portail et webzine événementiel destiné aux jeunes de 16 à 25 ans créé en décembre 1999, a lancé le 2 mai dernier une rubrique consacrée à la télévision interactive, baptisée NetJ TV. « Les personnages clefs de la vie des 15-25 ans sont invités à y intervenir, afin d'approfondir les questions que se posent les jeunes », expliquent les responsables du service. À titre d'exemple et pour sa première émission, NetJ a invité Jean-François Dauriac, directeur du Crous de Créteil. L'interview a porté sur le récent rapport de l'Éducation nationale sur la vie étudiante. La fréquence des émissions est de l'ordre d'une par semaine. « À moyen terme, nous pourrons en augmenter le rythme, explique Joseph Danan, directeur marketing de NetJ, mais nous n'avons pas pour vocation de devenir le CanalWeb des jeunes. » Cette rubrique audiovisuelle vient renforcer le contenu éditorial déjà existant du service. Tous les jours, l'équipe de journalistes de NetJ, composée d'une dizaine de personnes, édite de courts articles répartis dans une dizaine de rubriques, comme le sport, les études, la santé, la musique, etc. Par ailleurs, NetJ développe une offre d'accès destiné aux jeunes. 50 000 kits d'accès ont été diffusés en décembre auprès des lycéens parisiens et ceux de l'académie de Créteil. La société relance cette opération à l'heure actuelle et compte distribuer cette fois 100 000 kits. NetJ s'appuie également sur des partenaires privilégiés comme Otus voyage, qui détient une part de la société, l'ONU, le guichet électronique de l'Étudiant, la Fnac, etc.

Dans un avenir proche, NetJ ne prévoit pas de lancer d'action de communication, le site comptant faire connaître sa nouvelle rubrique grâce au trafic important qu'il génère. La société ne prévoit pas non plus l'ajout d'une boutique en ligne dans l'immédiat. « En fonction des résultats obtenus, nous lancerons de nouveaux projets », explique Joseph Danan. NetJ souhaite toutefois développer une application WAP avant la fin de l'année grâce à Ecritel, l'un des actionnaires de NetJ, comprenant entre autres un fil d'information et une messagerie. En 2000, NetJ espère enregistrer 1,5 million de pages vues, 150 000 visiteurs pour un CA de 1 MF .

Broadnet s'inscrit dans une stratégie Pan-européenne
Créée en 1997, la société Broadnet est aujourd'hui candidate à 15 licences de boucle locale radio régionales en France, ce qui représente un potentiel de 30 millions de personnes. Broadnet est détenu à 62% par le câblo-opérateur américain Comcast et à 38% par ECH (European communications holdings), dont Goldman Sachs détient 26,7%. Broadnet, qui s'est lancé exclusivement comme opérateur de boucle radio, a déjà obtenu des licences en Allemagne, au Portugal, en Norvège et en Espagne. En Allemagne, premier pays à avoir procédé à l'attribution de licences, Broadnet a obtenu une licence dans 42 villes (4 licences attribuées par ville). « Le premier service de BLR devrait être opérationnel à Francfort au mois de mai », précise Roland de la Chapelle, directeur de Broadnet France. Broadnet a ensuite gagné l'une des 5 licences nationales au Portugal, puis l'une des 2 licences nationales en Norvège, où il concourait contre 13 autres opérateurs. Enfin, Broadnet vient de se voir attribuer une licence nationale en Espagne et d'acheter une licence en Suisse, pays où les opérateurs de boucle locale radio sont choisis parmi les plus offrants.

« Broadnet postule à des licences BLR au fur et à mesure que les autorités nationales procèdent à des appels d'offres. Nous avons une vocation pan-européenne », poursuit Roland de la Chapelle. Pour les candidatures françaises, Broadnet s'est allié avec Alcatel, Bull et AXA afin de bénéficier de leurs apports en ressources humaines, de leurs compétences techniques et de leurs possibilités de financement. « Les candidatures françaises de Broadnet sont appuyées par une caution bancaire de 2,6MdF que nous avons déposée à l'ART afin de couvrir nos investissements », ajoute le directeur France. L'ART a annoncé qu'elle commencerait cette semaine les premières auditions concernant l'attribution des 2 licences nationales. Les cibles de l'offre Broadnet sont essentiellement les PME-PMI, ainsi que les collectivités locales, auxquelles Broadnet entend proposer des services d'accès Internet à haut débit, des solutions de commerce électronique, etc.
VIII - L'EXPLOSION DES RADIOS ON LINE : ON CREE SA RADIO A LA DEMANDE
Bien évidemment les acteurs spécialisés comptent bien utiliser le Net comme nouveau canal de diffusion et de création de revenus publicitaires et promotionnels supplémentaires. Mais les radios Web thématiques ont un coût d'entrée encore plus bas que les radios libres des années 80 en France. Les modèles économiques originaux fleurissent lancés par des individus imaginatifs pour constituer des sources de revenus nouvelles et faire connaître leurs productions.

Pour le président du groupe Europe 1, le Web sera viable économiquement dans 3 ans
Président du groupe Europe 1 Communication et DG de MusicInEurope, société éditrice du portail Mcity.fr, nouveau site portail généraliste dédié à la musique, Frédéric Schlessinger est confiant quant à l'évolution du secteur musical sur le Web. RFM et Europe2, les deux radios du groupe, sont amenées d'une part à proposer des contenus de plus en plus larges à leur public, et par ailleurs à regrouper sous une marque ombrelle des thématiques de plus en plus spécifiques et verticales. Principal avantage souligné par le DG pour assurer sa croissance, son appartenance au groupe Lagardère et la complémentarité entre les compétences. Le soutien d'un grand groupe pourrait s'avérer nécessaire : en effet, le président estime que seuls 5% des services actuels devraient perdurer au terme de la gigantesque phase de concentration que préparent les années à venir.

NRJ suit le mouvement des radios sur le Web
Après MCity.fr, lancé en février par le groupe Lagardère (Grolier Interactive et Europe 1 Communication), NRJ annonce le lancement de son nouveau portail. Au menu : des services de proximité (information locale), des outils de communauté (pages personnelles, eMail), une radio en ligne personnalisable, une Web-TV et, bien entendu, un service de commerce électronique, qui proposera dans un premier temps des CD, avant de s'ouvrir vers le téléchargement de fichier musicaux, sécurisé grâce à Liquid Audio. Reste que NRJ.fr (265 410 visites en février selon Cybermétrie de Médiamétrie), rebatisé en .com, devra subir une concurrence, venant de la part des sites d'autres radios, comme Fun Radio (120 770 visites) ou RTL (192 750 visites), mais aussi de dot com, telles Comfm (643 960 visites) ou encore l'Italien Vitaminic, voire même d'entreprises venant d'autres secteurs, à la manière de Thomson, qui a lancé son service de téléchargement Thomson-music.com en janvier dernier. Pour faire face, l'entité Internet du groupe, e-NRJ, pourra compter sur e-NRJ Ventures, une structure susceptible de prendre des participations dans des jeunes entreprises du secteur Internet, avec lesquelles la chaîne pourra mettre en place des synergies.

Capitale Prod crée radiotvonline.com
Capitale Prod, SARL au capital de 50 KF fondée en mai 1996, est une agence de publicité spécialisée dans la radio. Déjà concepteurs et réalisateurs de la pionnière Netradio, ses deux fondateurs se sont lancés dans la création d'un portail dédié aux médias en ligne (radio, TV, presse, Webcam), baptisé Radiotvonline.com. Le site recense donc tous les acteurs de ces médias diffusant sur le Web, fournissant des liens vers leurs sites. Pour être référencés, les diffuseurs de contenus doivent seulement avoir une publication en ligne. Chaque semaine, les responsables du site sélectionnent un acteur particulier et le mettent en avant sur la page de garde (Radio Rock 89 et CanalWeb entre le 13 et le 20 mars). « Au départ, nous avons recensé les radios à partir de moteurs de recherche traditionnels, mais maintenant les responsables des services viennent nous voir d'eux-mêmes , et nous enregistrons plus de 300 référencement par semaine, commente David Leroy Taktouk, gérant de Capitale Prod. Le site actuel va s'étoffer et toutes les informations seront intégrées dans des bases de données permettant de rechercher, grâce à des mots clés, une radio ou une télévison en fonction de son type, de la musique qu'elle diffuse, du pays, du contenu, etc. Un service d'actualité quotidienne sur le monde des médias sera aussi disponible, et nous allons chercher à nouer des partenariats avec des fournisseurs de contenus dans cette optique. »

Depuis sa création il y a un mois, le site enregistre 1500 visites par jour grâce à une phase de référencement montant en puissance, des spots radios diffusés sur Noproblemo et des échanges de liens avec différents sites partenaires. L'activité du site devrait s'accroître et, dans deux mois, ses responsables souhaitent dépasser le million de pages vues par mois grâce à d'importantes campagnes de communication. Ces opérations seront menées grâce à une levée de fonds comprise entre 20 et 25 MF, que Capital Prod souhaite réaliser auprès de capitaux-risqueurs. Les fonds levés permettront également de développer le portail, la radio en ligne Netradio, mais surtout de développer un nouveau site, que les fondateurs de l'entreprise imaginent concurrent direct du nouveau Mcity.fr. Ambitieux ? «Il existe un réel marché musical sur le Web, et nous considérons qu'une place est à prendre. Nous présenterons trois produits spécifiques, différents et complémentaires. Le modèle économique de chaque site reposera essentiellement sur la publicité, via des offres packagées proposées aux annonceurs, leur permettant de s'adresser à des publics ciblés ». Selon les estimations de ses responsables, c'est à partir de 2001 que le CA généré en ligne par Capitale Prod devrait décoller.

Diora.com, la nouvelle étape de l'évolution radiophonique
Diora.com se lance dans la radio à la demande. « Après la radio généraliste, il y eu les radios thématiques. Maintenant, nous arrivons à une nouvelle étape dans l'évolution de la radio : celle de la personnalisation du contenu, avec des programmes diffusés à la demande », déclare Stanislas Motte, directeur général de Diora.com. Lancé le mois dernier, ce diffuseur de contenu radiophonique officie sur le Web et via téléphone mobile. Le service opére à partir d'une plate-forme permettant aux utilisateurs de paramétrer et de choisir les programmes de leur propre radio. « Pour pouvoir bénéficier de notre offre, l'Internaute doit tout d'abord de s'enregistrer gratuitement sur Diora.com. Il pourra y choisir les programmes qu'ils souhaite recevoir parmi 67 modules disponibles, puis choisir l'ordre dans lequel sa sélection sera diffusée », explique Stanislas Motte.

Aujourd'hui, une quinzaine d'entreprises (Chronicart, Écran Noir, Fininfo, Internet Actu, Metromag.com ou AtMedica) assurent le contenu diffusé par Diora.com, ce dernier prenant essentiellement la forme de chroniques quotidiennes. Actuellement, le service base son modèle économique sur le sponsoring et les recettes publicitaires, générées par des bandeaux publicitaires ou par des spots diffusés dans les programmes. Ces recettes permettent de financer l'activité des producteurs de contenus intervenant sur le service. Diora produit également certains programmes, comme l'explique Stanislas Motte : « Le journal, la revue de presse, les interviews et la météo sont confiés à une équipe interne, constituée de 12 journalistes. Nous envisageons cependant de multiplier les chroniques et les partenaires, afin de proposer très prochainement un véritable portail de contenu radiophonique à la carte ».

Basée initialement au Royaume-Uni, des business angels britannique ayant apporté environ 932 000 E à son capital, Diora lançait en décembre dernier sa filiale française. Diora pense également aux prochains services qu'il pourra offrir, dont par exemple des fonctions de commerce électronique via téléphone portable. » Il s'agit de donner de la valeur ajoutée à notre contenu. Diora pourrait alors présenter un produit qui serait immédiatement disponible à la commande », conclut Stanislas Motte. Diora devrait boucler une levée de fonds de 10ME d'ici le mois de juin. Ces fonds, apportés par des investisseurs européens, seront notamment consacrés à la promotion de ce diffuseur radio.

NetRadio veut prouver que les radios Internet valent leurs consœurs hertziennes
Le 23 mai dernier, l'ancienne animatrice radio Super Nana, qui officiait sur SkyRock, prenait le pouvoir sur NetRadio, programme de Centpourcent disponible sur le bouquet de LibertySurf, Tuner.fm. Cette opération ponctuelle avait pour premier objectif de prouver qu'une radio Web peut s'aligner sur une radio hertzienne. « Nous revendiquons le fait qu'une radio sur Internet est aujourd'hui capable de faire tout ce que peut faire une radio traditionnelle, confie Laurent Myoux, cofondateur de NetRadio, directeur marketing et commercial chez Centpourcent. Émission en direct, dialogue avec les auditeurs, invités, etc. Tout est possible car la technique est la même. Nous comptons renouveler l'expérience très prochainement, en mettant encore plus l'accent sur l'interactivité. »

NetRadio a pris l'habitude d'organiser des événements en invitant bon nombre de personnalités du Show-biz ou des médias. Sont ainsi déjà passés à l'antenne Laurent Petit-Guillaume, Arthur, Bruno Solo, Manu Lévy de Comédie, Charlie de M6, Florian Gazan, Emmanuelle Gaume de TF1 ou encore Marc Scalia, ancien de NRJ. « Ce genre de situation médiatique génère beaucoup de trafic et met en avant les possibilités des radios sur Internet, argumente Laurent Myoux. L'avantage des services comme NetRadio est de reposer sur un support de diffusion sans frontière ni limite technique. »

NetRadio est une antenne électronique, ouverte depuis le 21 mars 1999. Pionnier en termes de diffusion radiophonique sur le Web, elle propose à ses auditeurs des chroniques sur le Web et son actualité : flash infos, petites annonces, mode d'emploi, box-office, interview, etc. Accompagnant les chroniques, NetRadio diffuse des émissions musicales thématiques, organise des concours, et possède son lot d'animateurs, dont un virtuel, baptisé Vox. « Vox est une technologie unique développé pour prendre les commandes d'une émission de radio comme un véritable animateur, explique Laurent Myoux. C'est l'une de nos valeurs ajoutées. » La Radio est dédiée à Internet, à tel point que les spots publicitaires qu'elle diffuse sont exclusivement réservés à des annonceurs du Web. Le modèle économique de la radio, qui ne possède pas de site Web propre, est basé sur ces messages publicitaires à l'antenne. Dotée d'une vingtaine de personnes, NetRadio peut aussi s'écouter par le biais du bouquet numérique TPS. « Nous avons 30 000 auditeurs tous les jours par le Web et 200 000 par le satellite », ajoute Laurent Myoux.

Centpourcent, qui gère NetRadio et le bouquet Tuner.fm, est une filiale de LibertySurf depuis février 2000. Le FAI avait alors annoncé prendre une participation majoritaire au capital de l'entreprise, à hauteur de 67 %, le reste du capital étant encore aux mains des fondateurs de l'entreprise. Le bouquet de NetRadio comprend également Joke, MusicActu et Virtuel40, la radio du fournisseur d'accès LibertySurf, et celle de la communauté virtuelle Respublica. © Cyclope Presse – 2000

AltaVista diffuse 150 chaînes radios
Le célèbre moteur de recherche américain AltaVista, désormais portail, lance une radio sur le Web. AltaVista Radio comprendra 150 chaînes d'audio-streaming, qui offriront du contenu audio varié 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Les programmes sont divisés en 13 genres musicaux, dont la musique celtique ou le rock espagnol, offrant plus de 180 000 chansons. À l'avenir, 200 programmes devraient être accessibles. « Ce service a été créé afin de satisfaire la demande croissante de musique en ligne, indique la société. Selon une étude de Cyberdialogue, 33 % des Internautes adultes se connectent à des sites musicaux et un tiers de ces sites sont des programmes de radio. Nous espérons tirer des revenus de ce service, notamment grâce au sponsoring. » Les programmes d'Altavista Radio, qui sont intégrés au portail AltaVista, ne sont accessibles que depuis un browser spécialement mis en place par RadioAmp. Par ailleurs, AltaVista s'est engagé à fournir un support eMail à ce service. « Les utilisateurs peuvent avoir accès à des informations sur les chanteurs et ont aussi la possibilité d'acheter les albums des artistes écoutés. Nous prévoyons d'intégrer aussi des chats thématiques ». AltaVista, filiale à 83 % de CMGI, est selon MMXI le douzième site le plus visité aux États-Unis avec plus de 11 millions de visiteurs uniques par mois. En s'ouvrant à des programmes radio, diffusés en temps réel, AltaVista suit avec un an de retard l'exemple de Lycos, qui a lancé en mai 1999 son service Lycos Radio Network. Lycos a d'ailleurs toujours été très orienté vers les services musicaux ; le moteur de recherche a ainsi été le premier des grands portails américains à proposer un service de recherche de fichiers MP3.

En France, Comfm propose le même type de service, mais de manière plus élaborée puisque le site propose de découvrir plus de 3 300 radios, mais aussi 245 télévisions et 1 400 webcams internationales. Le contenu de Comfm est totalement gratuit, le modèle économique du site étant basé sur la publicité. En mars dernier, le site a généré 4,5 millions de pages vues et il devrait réaliser un CA de 3 à 4 MF.
IX - LES POUVOIRS PUBLICS EN EMBUSCADE
Les médias ont toujours sources d'enjeux de pouvoirs considérables. L'irruption des nouveaux médias de l'internet n'échappe pas à la règle surtout qu'elle est aussi l'occasion de récupérer des taxes nouvelles avec la netéconomie. Par ailleurs, les arbitrages seront sans doute l'occasion de laisser aux opérateurs de nouveaux espaces marchands mais les entreprises installées ne se laisseront pas faire. D'où une série de pièges juridiques et législatifs pour les entrants sauf semble-t-il lorsqu'il ne s'agit que de production personnelle et d'entreprise « non spécialisée »… Ce qui renforce notre analyse sur le fait que le webTv est un outil tourné – pour l'immédiat- vers des communautés d'entreprises et de personnes bien ciblées plutôt qu'un média grand public.

La Sacem serre la vis pour les radios en ligne
Les responsables de la radio NoProblemo et ceux de la Sacem ne partiront vraisemblablement pas ensemble lors de leurs prochaines vacances. Les premiers ont en effet reçu un courrier sans préavis des seconds, les enjoignant de s'acquitter de droits de diffusion plus de six fois supérieurs à ceux qu'ils réglaient jusqu'à présent pour continuer leur activité.

Pour David Leroy, responsable des programmes de la radio en ligne, les pratiques de la Sacem sont on ne peut plus surprenantes. « Nous avons reçu un courrier en recommandé nous informant que nous devions maintenant payer un forfait mensuel de 6 500 F HT, alors que nous avions signé un accord lors du lancement de la radio basé sur un forfait de 1 000 F HT/mois. L'accord était valable jusqu'en décembre dernier, mais aucune discussion n'ayant été menée depuis cette date, nous en avions conclu que l'accord avait été reconduit tacitement. » S'insurgeant contre cette décision qu'il trouve d'autant plus injuste que la Web radio ne gagne pas encore d'argent, David Leroy a déjà renvoyé un courrier à la Sacem pour s'opposer à cette décision. « Leur discours est surréaliste, car ils confondent auditeurs et pages vues. Certains Internautes mettent en mémoire le player et écoutent la radio toute la journée sans repasser sur le site, réduisant ainsi considérablement nos revenus publicitaires. »

Pour Denis Crépin, responsable des relations avec les diffuseurs à la Sacem, la situation ne mérite pas un tel remue-ménage. «Une radio, lorsqu'elle réalise un acte de diffusion de musique, doit s'acquitter de certains droits de diffusion, et nous sommes là pour faire respecter la loi et le droit des artistes. Qu'il s'agisse d'une radio classique ou d'une radio en ligne, la situation est la même. Nous avions accordé à NetRadio une autorisation à titre expérimental pour 1 000 FHT par mois l'année dernière, mais en aucun cas nous avions signalé qu'elle serait définitive. » Deux types de forfaits seront disponibles, le premier concernera les radios associatives qui devront s'acquitter d'un forfait mensuel de 1 500 FHT par mois, alors que les radios commerciales devront verser 6 % de leurs recettes avec un minimum mensuel de 6 500 FHT.

Le CSA ouvre la possibilité aux sites marchands de faire leur pub à la TV
Le verdict est tombé hier. Sous certaines conditions, très restrictives, notamment pour les sites click and mortar, les sites marchands pourront mener leur campagne sur les chaînes télévisées. Au terme de la concertation organisée par le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) du 6 au 30 mars, Hervé Bourges, son président, a annoncé hier que la publicité à la télévision pour les sites concernés par les 4 secteurs interdits (distribution, presse, édition et cinéma) sera autorisée à partir du 1er septembre. « Le conseil considère qu'ils forment un secteur économique nouveau et spécifique » estime le CSA. Cette ouverture sera toutefois encadrée par des conditions strictes visant à empêcher le contournement la réglementation actuelle. « Les modalités d'applications concernent le contenu des messages. Elles ont été mises en place pour éviter tout débordement de la part des annonceurs. Même si Internet n'entre pas dans le champ d'application du décret de 1992, il n'est toujours pas permis de faire de la publicité pour une offre commerciale dans les secteurs économiques de la distribution, de la presse, de l'édition et du cinéma. Une publicité ne peut donc faire référence à une entreprise physique concernée par le décret. Il ne doit donc y avoir ni logo, ni message publicitaire, ni code couleur pouvant faire référence à la société dont le site est issu. », précise-t-on au CSA. Donc si la société « X », soumise au décret de 1992, met en place un site « X.com», ce dernier aura le droit d'annoncer à la télévision s'il ne fait pas de publicité pour une offre commerciale ou s'il ne fait aucune référence à « X ». Des modalités précises, extrêmement limitatives et contraignantes, avoue Hervé Bourges.

Cette décision va renforcer le clivage entre les organisations professionnelles favorables à cette ouverture et les autres. Sur les 28 organisations professionnelles consultées par le Conseil lors de la concertation, la Presse Parisienne, la Presse Magazine d'Information, les fédérations du commerce et de la vente à distance, les syndicats de la production audiovisuelle, l'Association des agences conseils en communication, les centrales d'achat et les différents métiers de la publicité étaient favorables à cette ouverture, car leurs membres sont généralement fortement impliqués sur le Web, possèdent leur propre site et veulent communiquer. Dans l'espoir d'un accroissement de leurs ressources publicitaires, le secteur de l'audiovisuel, hertzien ou numérique, était également, sans surprise, favorable à l'accès à la publicité sur leur canaux de nouveaux annonceurs. Le secteur du cinéma, de la radiodiffusion sonore, de la presse régionale et des magazines d'opinion s'étaient en revanche montrés plus que réticents à cette ouverture. «Généralement, les acteurs de ces secteurs craignent la perte de budgets au profit de la télévision » analyse-t-on à la direction de la communication et des études du CSA. Ils estiment notamment que cette ouverture n'entraînera pas d'augmentation des budgets des annonceurs, et que les arbitrages s'effectueront à leur détriment. » Ces mécontents n'ont d'ailleurs pas l'intention de baisser les bras, puisque différents recours, remettant notamment en cause la compétence du CSA pour édicter ce type de règles, ont été déposés auprès du Conseil d'État .

Le CSA maintient sa décision, applicable à compter du 1er septembre 2000
Il était dit que le CSA serait ferme dans le maintien de ses décisions concernant la diffusion de publicités pour sites Web à la télévision. Le tollé soulevé par ses premières recommandations, annoncées en février dernier, avait été tel que l'organisme avait dû organiser en catastrophe un deuxième tour de consultation et de discussion avec les acteurs du marché pour finaliser la situation. 28 organisations de professionnels du cinéma, de la grande distribution ou de la presse ont ainsi obtenu des rendez-vous avec l'organisme depuis le 22 février dernier, afin d'exprimer leurs points de vue. Suite à cela, le syndicat de la PQR et celui de la PQD, le syndicat de l'affichage, ceux de la radio et du cinéma ont déposé un recours devant le Conseil d'État et ont demandé un sursis d'exécution pour l'application de cette décision. Le 28 avril, après la clôture de ces consultations, Hervé Bourges a fait parvenir à l'ensemble des intéressés une lettre assez explicite réitérant sa position. Explicite, puisqu'il « apparaît en particulier nécessaire que les messages publicitaires en faveur de ces sites Internet [des secteurs de l'édition littéraire, du cinéma, de la presse et de la distribution, N.D.L.R.] soient encadrés de manière stricte, afin qu'ils soient exempts d'offres directes de produits ou de services contre rémunération ». Ainsi, ces messages ne doivent pas aboutir à une publicité indirecte pour les secteurs traditionnellement interdits de présence sur le petit écran. Pour les secteurs de l'édition littéraire, du cinéma, de la presse et de la distribution, n'est pas admise la publicité pour des sites Internet dont le nom mentionne une œuvre ou une personnalité provenant de ces secteurs. Ce qui implique que les messages ne doivent pas comporter de signes distinctifs traditionnellement associés aux entreprises ou marques des secteurs interdits de publicité télévisée comme le slogan, le logo, le code couleur, le graphisme, etc. Prenant en compte le dépôt du recours déposé par les organisations professionnelles et le temps nécessaire au Conseil d'État pour aboutir à une conclusion, le CSA a indiqué que cette autorisation entrerait en vigueur le 1er septembre prochain.

Le Conseil d'État rend sa décision aujourd'hui concernant la pub des sites à la TV
Le Conseil d'État devrait se réunir aujourd'hui pour examiner le fond du problème opposant les organisations professionnelles du cinéma et le CSA concernant la diffusion de spots TV pour des secteurs jusque-là interdits de petits écrans. Seules ces organisations professionnelles ont en effet déposé un recours auprès du Conseil d'État. Un sursis avait été rendu public, le CSA ayant reporté l'autorisation de diffuser des spots publicitaires en septembre prochain. « Je ne suis pas surprise par cette décision, car le Conseil d'État avait déjà rendu une ordonnance rejetant le sursis à exécution formulé par les professionnels du cinéma, indique Sylvie Clément-Suzin, directrice juridique du CSA. J'ai reçu une convocation pour l'audience et j'assisterai donc avec attention aux délibérations. S'ils décident d'examiner le fond du problème, leur période d'adaptation aura été assez courte. Mais le Conseil d'État peut travailler très vite. »

Le Commissaire du gouvernement, magistrat indépendant, examinera lors de la séance toutes les questions juridiques soulevées par le problème et proposera une solution. Le dossier sera ensuite transmis à la section du contentieux qui statuera avant de donner sa réponse définitive. Cette dernière devrait être publiée à une date qui sera également rendue publique aujourd'hui. Les vacances judiciaires débutant le 14 juillet, la date d'annonce de la décision finale devrait probablement intervenir plus tôt, vraisemblablement d'ici une dizaine de jours. Deux possibilités se présentent. Si le Conseil d'État rejette le recours, les secteurs concernés pourront opérer des campagnes télévisées à travers leurs sites Internet. Si le Conseil d'État annule la décision du CSA autorisant ces publicités, le décret devra être modifié pour autoriser ces publicités à la télévision. La séance débute le 14 juin à 14 h 30, réponse en fin d'après-midi.

Pub TV des sites Web : le commissaire du gouvernement rejette le projet du CSA
Frédéric Salat-Baroux, commissaire du gouvernement, a rendu son avis mercredi dernier concernant la décision du CSA d'autoriser la diffusion de spots TV aux sites Internet de la presse, du cinéma, de l'édition et de la distribution, jusque-là interdits de petit écran. MIl a ainsi invité le Conseil d'État à annuler la décision du CSA, estimant que le Conseil supérieur de l'audiovisuel a outrepassé ses compétences en la matière. Frédéric Salat-Baroux, magistrat indépendant chargé de dire le droit, estime en effet que le CSA a pris une décision dont l'effet a été de restreindre le champ des interdictions prévues par l'article 8 du décret du 27 mars 1992. Ce décret empêchait certains secteurs d'accéder à l'antenne. Le commissaire conteste donc au CSA le pouvoir réglementaire pour aller à l'encontre de ce décret. Pour lui, la conséquence est limpide : cette décision doit être annulée.

Le CSA avait estimé le 22 février dernier que les sites Internet des secteurs qui n'ont pas accès à la publicité à la télévision forment un secteur économique nouveau et spécifique. Il convient donc, pour le CSA, d'offrir à ces services la possibilité de se promouvoir sur le petit écran, de la même façon que peuvent le faire certains de leurs concurrents n'appartenant pas à la catégorie interdite de télé. Suite à cette décision, de nombreuses organisations professionnelles s'étaient insurgées et les radios et six syndicats du cinéma (la société civile des auteurs réalisateurs producteurs ARP, l'association française des cinémas d'art et d'essai, l'union des producteurs de films, le syndicat des distributeurs indépendants, le syndicat national des techniciens et réalisateurs, la société des réalisateurs de films, le syndicat français des artistes interprètes) avaient alors déposé des recours devant le Conseil d'État. Leurs craintes portaient sur la redistribution des investissements publicitaires de ces secteurs au profit de la télévision, alors que la distribution représente en moyenne 30 % de la manne publicitaire engendrée par les radios chaque année. Après avoir mené de nouvelles consultations auprès de ces acteurs, le CSA avait indiqué que sa décision serait applicable le 1er septembre

uite à cette décision, le CSA ne souhaite pas faire de commentaire et attend la décision du Conseil d'État qui sera rendue publique avant trois semaines. « Le commissaire du gouvernement a conclu qu'il ne s'agissait pas d'une simple interprétation du décret, mais d'une décision présentant un caractère réglementaire, explique Sylvie Clement-Suzin, directrice juridique du CSA. Nous avions conscience du risque réglementaire que nous prenions en annonçant une telle décision. Toute la question était de savoir si nous avions excédé ce pouvoir d'interprétation et il en a été jugé ainsi. Notre préoccupation principale consiste toujours à éviter la publicité indirecte. C'est d'ailleurs pour cette raison que nous avions mis en place des règles strictes, interdisant notamment aux sites de faire figurer leur logo ou différents éléments rappelant la marque. »

Le Conseil d'État suit généralement la décision du commissaire. Le CSA s'est donc attaché à mettre au point une nouvelle directive, à partir d'une interprétation plus limitée du décret. La problématique soulevée par ces différentes actions est complexe car l'article 2 du décret interdit que figurent sur les écrans des offres directes de vente. Ainsi, ne peuvent figurer conjointement un produit avec son prix de vente et un numéro de téléphone permettant de l'acheter directement. Universal, producteur de musique, a donc accès aux écrans à l'inverse de la Fnac qui est un vendeur. En revanche, leurs deux sites renvoient vers un espace marchand… « Comment communiquer alors ? s'interroge Sylvie Clement-Suzin. C'est cette problématique qui a guidé le CSA. Si le refus est accepté, le CSA devra édicter de nouvelles règles du jeu, en accord avec le BVP, sachant que tous les sites se livrent de près ou de loin au commerce électronique. »

Le Conseil d'Etat a donné son autorisation…
Hervé Bourges, président du CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel), est revenu hier sur la décision du Conseil d'autoriser la diffusion de spots TV vantant les mérites de sites Internet dédiés à la presse, au cinéma, à l'édition et à la distribution, jusque-là interdite de petit écran. « Les concertations que nous avons menées ici même sur les modalités d'application de cette décision ont permis de faire considérablement avancer ce débat nécessaire », juge le président. Le CSA avait estimé le 22 février dernier que les sites Internet des secteurs qui n'ont pas accès à la publicité télévisée forment un secteur économique nouveau et spécifique. Le Conseil estimait donc qu'il devait autoriser ces services à assurer leur promotion sur le petit écran, à l'instar de leurs concurrents n'appartenant pas aux catégories interdites. La décision du Conseil, prise le 22 février dernier, avait suscité le courroux de nombreuses organisations professionnelles. Les médias non télévisés ont en effet peur de perdre les investissements publicitaires des sociétés Internet au profit de la télévision. C'est pourquoi les radios et six syndicats du cinéma ont déposé des recours devant le Conseil d'État. Le 14 juin, Frédéric Salat-Baroux, commissaire du gouvernement, a invité le Conseil d'État à annuler la décision du CSA, estimant que cette décision restreint le champ des interdictions prévues par l'article 8 du décret du 27 mars 1992, qui empêche certains secteurs d'accéder à l'antenne.

«Le Conseil attend dans les semaines qui viennent le verdict de la juridiction administrative : dans un cas, notre décision sera validée, et nous aurons marqué un point pour la régulation. Sinon, le gouvernement se retrouvera à pied d'œuvre, mais nous avons ouvert la voie, et accompli œuvre utile », conclut Hervé Bourges. Pour le CSA, Internet reste, malgré sa jeunesse, un moyen de diffusion de services audiovisuels au même titre que d'autres. « Le CSA doit jouer dans la régulation sur Internet le rôle qu'il joue dans la régulation audiovisuelle en général », rappelait Hervé Bourges en novembre dernier. Sur le secteur Internet, le Conseil supérieur de l'audiovisuel intervient déjà en enregistrant les déclarations de sites.



ANNEXES

LA WEB.TV FAVORISE DES INNOVATIONSQUI VONT BOULEVERSER LES TECHNIQUES DE COMMUNICATIONS

Intel lance le film à 360° sur Internet
Intel Empower Filmmakers, filiale de la multinationale Intel, s'est associée à AtomFilms et Be Here, deux entreprises américaines spécialisées dans la production de films et la fabrication de matériel de production, le but étant de réaliser des films panoramiques à 360°. Il s'agit de films où le spectateur observe l'action en vision subjective, c'est-à-dire qu'il voit « à travers » la caméra, et où il a la possibilité de tourner la tête sans pour autant regarder un mur. Autrement dit, l'action peut très bien se dérouler derrière, devant ou sur les côtés. Ce concept cinématographique fait déjà l'objet d'applications industrielles ; en France, il en existe un exemple au « Visionarium » de Disneyland Paris. « On se trouve au cœur du film, explique Isabelle Ferdane d'Intel Corporation France. L'écran n'est plus une limite. En revanche, la réalisation nécessite des moyens et des techniques qui ne sont généralement pas intégrés dans les habitudes des cinéastes. Il faut imaginer non seulement la scène principale où l'action se déroule, mais aussi les scènes annexes qui ne sont pas filmées dans les productions habituelles. »

La réalisation panoramique à 360°, appelée également panosphérique, a été présentée le 10 mai dernier au festival international du film à Cannes avec « The New Arrival », écrit et réalisé par Amy Talkington. Des films utilisant cette technologie sont d'ores et déjà disponibles sur son écran d'ordinateur et sur le Web. La sensation est un peu différente puisque l'utilisateur n'est pas au milieu d'une salle de cinéma ou d'une batterie d'écrans. Ce sont des flèches qui permettent d'orienter le champ de vision. « C'est une nouvelle dimension du spectacle audiovisuel, assure Isabelle Ferdane. Le spectateur n'est plus seulement devant un écran à regarder passivement le déroulement d'un film. Son rapport au film est pleinement interactif. » Une démonstration est aujourd'hui disponible de ce film, uniquement pour les utilisateurs de PC, sur le site d'Atomfilms.com, au format Real Video ou Windows Media Player.

Pour sa part, Atomfilms est une entreprise indépendante qui produit et diffuse sur Internet mais pas exclusivement, des courts métrages de cinéastes encore méconnus (science-fiction, comédie, aventure, etc.). Ces produits sont en accès libre pour les Internautes, après une phase d'enregistrement gratuite. Créée en 1998, Atomfilms est présente aux États-Unis et en Angleterre.

Be Here Corporation est quant à elle une entreprise qui se spécialise dans les logiciels et les matériels permettant la réalisation panosphérique. Sa caméra dédiée à cette technique, iVideo, est disponible en plusieurs formats selon les utilisations : production et diffusion sur Internet (par téléchargement ou en streaming), conception haute résolution, réalisation assistée d'une caméra autonome. Certains événements sportifs ont fait l'objet d'une telle mise en œuvre, comme le 39e Superbowl américain ou encore les X Games d'été et d'hiver. Basé à Cupernito (États-Unis), Be Here est partenaire d'Apple, de Microsoft, d'Associated Press, de Real Networks et de Sun Microsystem.

3 D Production annonce un nouveau procédé de diffusion vidéo en ligne
Et si la révolution du Web venait de Bordeaux ? Connu pour ses vertus thérapeutiques et ses foyers de recherche, le sud de la Loire semble être le berceau d'une véritable bombe technologique. La société 3 D Production, SARL au capital de 50 KF dont les statuts ont été déposés au début du mois de février, a en effet sorti de ses laboratoires une nouvelle technologie permettant de diffuser, via CD-Rom, des films en plein écran à raison de 24 images par seconde. Encore en développement pour le Web, cette technologie devrait être disponible pour le Réseau des réseaux dans les mois à venir. Finalisé, ce procédé permettra de diffuser sur le Web des informations visuelles et sonores avec une qualité proche du broadcasting. « Cela fait maintenant plus de 30 mois que nous travaillons sur cette activité, tout en poursuivant nos activités professionnelles extérieures, explique Éric Dubois, l'un des trois fondateurs de l'entreprise. Il reste encore quelques barrières à franchir, mais tous les clignotants sont au vert pour notre développement vers le Web. La situation est un peu extraordinaire aujourd'hui, car nous avons été contactés par un nombre incroyable d'entreprises qui veulent investir dans notre projet. Plusieurs grands groupes mondiaux se sont manifestés, mais nous ne prendrons notre décision qu'après avoir examiné toutes ces propositions au compte-gouttes. Actuellement, nous nous tournons plutôt vers les pouvoirs publics pour assurer notre développement. Nous poursuivons un double objectif : rester sur le sol hexagonal et garder les rênes de notre projet, même si nous recevons des financements extérieurs. » Depuis que le quotidien régional Sud-Ouest s'est attaché à relayer dans ses colonnes l'activité de la jeune soci été, ses responsables vivent un conte de fées médiatique, sollicités par de nombreux médias. Si les annonces des fondateurs de 3 D Production s'avéraient fondées, elles pourraient mener à l'émergence d'un nouveau standard pour la diffusion d'informations vidéo sur le Réseau.

Perfect Technologies s'oriente vers le Webcast
Perfect Technologies s'oriente résolument vers le webcasting. Prestataire technique et fournisseur de solutions de diffusion broadcasting et webcasting, le groupe de Stéphane Charoy prévoit de réaliser 402 MF de CA en 2001, et plus de 600 MF de CA en 2002, contre 222 MF en 1999. L'entreprise compte sur le développement du Webcast en tant que moyen de communication et en tant que support de formation à distance pour assurer la viabilité de sa nouvelle activité. Offrant des solutions globales adaptées à l'ensemble de la chaîne du broadcast et maintenant du webcast, Perfect Technologies permet à ses clients de n'avoir qu'un seul interlocuteur lors de l'élaboration de l'ensemble de leur projet vidéo. Techniquement et humainement prête, la société va lancer dans ce domaine une importante offensive commerciale.


Commentaires, mises en place des titres et sous-titres, Denis Ettighoffer, origine des news : Cyclope Presse Juin 2000